Rock Marc Christian Kabore (crédit photo Opinion)

"Sur le plan alimentaire et nutritionnel, leur disponibilité dans nos pays, y correspond en général à la période préoccupante de soudure où les stocks céréaliers sont à leur plus bas niveau, et où la ressource en eau se fait rare", indique le président du Faso dans un message délivré mercredi à l’occasion de la 33ème journée du CILSS célébrée dans tous les Etats membres.

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Pour lui, "les chaines de valeurs de certains produits non ligneux -le baobab, le néré, le tamarinier, de karité etc.- requièrent une attention particulière de nos pays et de nos producteurs et constituent des sources de revenus et de création d’emplois avec des maillons de collecte de transformation occupée à 80% par les femmes.

Bien que les PFNL soient disponibles et s’avèrent être des sources importantes de protéine, de fibre et de vitamine et riche en oligoélément, ils sont peu valorisés dans nos différents système d’alimentation, déplore M. Kabore.

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Il explique que "leur utilisation est fortement limitée par de multiples obstacles, notamment des pesanteurs d’ordre socioéconomique et culturel".

Le président du Faso estime que le thème retenu pour la 33ème journée du CILSS répond au défi de la sous-région de renforcer la résilience des populations saliennes et ouest africaines face aux crises alimentaires et nutritionnelles récurrentes.

Il souligne que cela participe également à une volonté manifeste de valoriser ces produits naturels issus de nos terroirs et d’impulser une dynamique régionale à leur production, à leur transformation et à leur commercialisation.  

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Il a ainsi exhorté à la nécessité de veiller à la préservation de l’écosystème principal source de produits forestiers non ligneux.

"Cela passe nécessairement par la mise en place de politique vigoureuse de conservation de la nature, c’est aussi une des manières de remplir nos engagements internationaux, vis-à-vis des accords multilatéraux sur l’environnement, notamment, les conventions internationales sur le changement climatique, la biodiversité et la lutte contre la désertification", a-t-il déclaré.

Pour finir, le président du Faso a souhaité plein succès au CILSS pour les défis à relever dans les années à venir particulièrement à travers le processus engagé pour la réforme organisationnelle et institutionnelle afin de confirmer son leadership régional dans ces domaines de compétences.

Le Comité Permanent Inter-Etat de lutte contre la sécheresse au Sahel (CILSS) compte 13 Etats membres dont le Togo.

Suivez l’intégralité du discours du président en exercice du CILSS

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