Confort KABISSA-LAMBONI

En 2 ans, elle proposera de nouvelles formules pour tripler la quantité de production du charbon de bois à travers la vulgarisation de la meule casamançaise. 

Pour ce réseau qui compte plus de 125 associations et groupements de femmes membres dans les 7 préfectures de la région des Savanes, c’est un ouf de soulagement avec l’appui qu’apporte mercredi le Programme des nations unies pour le développement (PNUD) pour tenir le pari.

Que va –t-elle faire des 17 millions francs Cfa?  

D’abord, notre projet s’intitule diffusion des techniques améliorées de carbonisation et création des forêts communautaires.

Durant deux ans, nous allons vulgariser une nouvelle technique de carbonisation avec la meule casamançaise auprès des carbonisatrices et carbonisateurs dans le canton de Nayéga-centre et le village de Djomon dans le Kpendjal-Ouest. 

La technique de la meule casamançaise est non seulement plus améliorée, mais elle donne aussi le double voire le triple du résultat que donne la meule traditionnelle.

Elle est plus rentable et agit moins sur l’environnement en termes d’utilisation du bois dans la fabrication du charbon de bois.  Pour une quantité quelconque de bois, la meule traditionnelle donne moins de résultats (charbon) par rapport à la meule casamançaise.

Ce qui veut dire que la meule traditionnelle est plus destructrice d'arbres, de ressources ligneuses et de l’environnement.

Tant qu’on fabrique du charbon, la déforestation existera toujours? 

Le projet a aussi pris en compte cet aspect de la chose. Nous allons amener les femmes à créer des forêts communautaires où elles pourront exploiter les arbres au lieu d’aller les couper anarchiquement partout où elles veulent.

Dès les premières pluies, les reboisements vont commencer.  Un volet social est également incorporé au projet. Il consiste à financer les activités génératrices de revenus de conversion des carbonisatrices.

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Le projet à vocation pérenne. Une réalité est que nous ne pouvons pas arrêter la carbonisation, mais il faut au moins chercher à l’améliorer. Nous allons chercher à implémenter le projet dans d’autres localités.

La région des Savanes a été prise pour cette phase parce que la désertification avance à grands pas ici qu’ailleurs.

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