Komi Aokou, gestion de projet et risque financier

La réponse dans ce panel animé mardi à la foire Adjafi de Lomé par Komi Aokou, auditeur qualité autour du thème "qualité et innovation".

Selon lui, les normes du secteur  agroalimentaire sont réglementées par l'ISO 22000 qui vise la qualité sanitaire, nutritionnelle et organoleptiques.

Il a suggéré aux opérateurs de l'agro-business à toujours procéder à l’auto-contrôle des matières premières en analysant les risques de contamination au niveau du fournisseur et de l’environnement.

L'analyse de l’environnement explique –t-il prend en compte le milieu de traitement et tient compte de la main d’œuvre, de la méthode et des équipements utilisés.

"Toutes ces analyses attestenteront finalement que le produit est exempte de tout risque pour le consommateur final", a-t-il dévoilé.

Comment ça marche l’ISO 22000 ?

Une entreprise qui souhaite aller au niveau international doit d'abord se faire auditer par un auditeur qualifié.

"C'est ce que nous appellons audit qualité. Il vise à dresser un état des lieux de l’entreprise conformément aux exigences de la norme ISO 22000", explique l’expert.

Ensuite, l’auditeur fait des recommandations qu’il faut suivre à travers l'accompagnement pendant plusieurs séances de travail avec les employés dans tous les départements de l’entreprise.

Cette phase  consiste à réduire dans la mesure du possible les écarts qui ont été constatés lors du premier audit diagnostic.

Enfin, on fait appel à un auditeur externe qui n'a pas participé au travail précédant pour auditer de nouveau l'entreprise. La finalité est de voir si ce qui a été fait sur toute la ligne répond aux normes Iso.

C’est après tout ce processus qu’un organisme certificateur sera sollicité pour venir attester que le système mise en place est conforme.

"C’est la certification qui prouve que le produit a respecté les normes internationales. Cette garantie donne foi au produit sur le marché international", assure-t-il.

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L’expert a pour finir convié les entrepreneurs dans l'agroalimentaire du Togo à s'informer sur les normes applicables dans les pays où ils souhaitent exporter leurs produits. 

Cette disposition selon lui, permettrait d’éviter que leurs produits soient rejetés au niveau des frontières régionales ou internationales. 

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