Limiter le phénomène d’exploitation des berges

Pourtant, les forêts ripicoles et les forêts galériens tout au long de la rivière Oti ainsi que de la rivière Koumongou sont complètement détruites par des individus à la quête des terres fertiles.

Après la destruction de toute cette végétation, on a installé des cultures maraîchères et vivrières notamment la pastèque, le melon, les oignons, le piment. Et cette pratique agricole prend vraiment de l’ampleur avec pour conséquence une érosion très poussée ; ce qui entraine l’ensablement de ces rivières. 

Hors, la ville de mango (nord-Togo) n’a pas la chance d’avoir des forages positifs. Une situation qui inquiète énormément le commandant Limbila NAYABI Olivier, Point focal de la biodiversité marine et côtière à la direction des ressources forestière à Lomé.

Le commandant garde en souvenance, la situation indescriptible de pénurie d’eau occasionnée entre 2014 et 2015 par le déplacement de la station de pompage de la TDE pour manque de profondeur pour pomper de l’eau.

"La situation est d’autant plus inquiétante que si du jour au lendemain, on assistait à la mort totale de ces rivières, on se demande si ce n’est pas déjà, la mort programmée des populations de la ville de Mango et de la préfecture de l’Oti en générale ?", s’interroge-t-il.

Limiter le phénomène d’exploitation des berges

Limbila NAYABI

C’est la solution préconisée par l’expert qui profite de l'occasion pour convier les uns et les autres à réfléchir sur d’autres pistes de solutions.

Comme méthode corrective, il suggère de penser à reboiser les abords des cours d’eaux en question afin de modifier favorablement leur écologie et donc, améliorer davantage les conditions de vie des populations.

"Il faut laisser les cinq premiers mètres en végétation herbacée, ensuite, installer une première ligne de culture des arbres fruitiers. Après, on peut intercaler trois mètres et installer des plantes à croissance rapide qui vont produire des bois de chauffe pour pallier au besoin en bois d’énergie des populations locales et après cela, installer d’autres lignes d’essences forestières à production de bois d’œuvre et bois de service", préconise-t-il.

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1 Contribution(s)

  1. GOMASSI BRICE say:

    Merci pour l'information, la degradation du sol est un probleme qui nous concerne tous effectivement.. A mon humble avis on peut utilisé les emprises .. Il faut en premier planter a 1 metre environs de la riviere des plants qui ont des racines qui tiennent fermement les rives , empechant ainsi les riviere de ronger les bors et dès fois de deborder comme les palmiers a huiles, les cocotier, le bambou, les cacaoyers.. Les plantes ont deja fait leur preuves mais jamais les arbre a croissance rapide... Il faut en second lieu mettre en place une deuxieme systeme de reboisement non touffu laissant passer la lumiere . Des bois d'oeuvre par exemple à interval de plus de 10 metre , En troisieme lieux faire des cultures sous couvers vegetale sans labour, ( semer dans du mucuna ) par exempleainsi on aura jamais d'errosion meme si on exploitait les emprises. Pour les potagés utiliser le BRF bois raméa frangmenté , ou des scieurs de bois et mettre tout ce qu'on veux comme legume, tres avantageux, car ce systeme resuit les heures de travail parce qu'il n'y a jamais de mauvais herbes qui poussent, les semences grandissent deux a trois fois plus vite car le soleil n'asseche pas les planche, on arrose donc moins beaucoup moin.. Il est donc possible de jouirs des berges sans nuire a l'ecosysteme , si l'on se donnes la volonté et les moyens d'une exploitations consciencieuse... Je n'ai pas enumeré tous les avantages, les inconvenients , ils en existe pas..

    14/01/2019 19:10:51

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