Gilbert F. Houngbo (photo @GHoungbo)

"En moyenne en Afrique, les 2/3 de la population vivent en milieu rural. Si nous ne mettons pas l'agriculture incluant l'élevage, l'aquaculture, la pisciculture et la transformation, donc la chaîne alimentaire au centre de nos politiques de développement, je pense qu'on risque de rater le bateau", confie-t-il dans un entretien exclusif sur DW recommandant "des solutions à courts termes pour arrêter le massacre".

Pendant ce temps, le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) estime que le gaspillage alimentaire n’est pas sans conséquence pour la planète. D'abord, le groupe évoque des chiffres affolants. Entre 25 et 30% de la nourriture produite chaque année pour la consommation humaine, soit environ 1,3 milliard de tonnes est perdue ou gaspillée.

"Un chiffre en hausse de 40% depuis 1970 et qui représente 200 calories par jour et par individu", rapporte Europe1. "Si le gaspillage alimentaire était un pays, c'est simple, il serait le troisième plus gros pollueur mondial, derrière les États-Unis et la Chine", précisent les experts dans un rapport provisoire.

En Gambie, c’est la production de l’arachide qui se trouve menacée. "Des experts gambiens ont plaidé pour un changement de culture de rente dans le pays et proposent de se tourner vers le coton, le sésame ou la noix de cajou car la valeur de l’arachide sur le marché international a considérablement diminué", souligne Xinhua repris par Commodafrica.

Les experts attribuent la faible rentabilité de l’arachide à la faible productivité dont le responsable n’est autre que le changement climatique. 

"La comparaison est éloquente, avant les années 1990, il tombait en moyenne 1000 millilitres par an dans le pays, alors que certaines régions ne bénéficient à présent que de 800 millilitres, une quantité trop faible pour produire de l’arachide", justifient-ils.

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