Engagés en faveur du droit des paysans

S’il a d’abord salué le nouveau code foncier du Togo dont il espère une mise en œuvre effective, M. Gnassingbé pense qu’il faut absolument garantir la terre pour le paysan.

"Garantir la terre au paysan, c’est un signe de respect de sa dignité", a-t-il plaidé.

Droit du paysan, parlons-en ?

Certains sont tentés de sourire quand le droit du paysan est évoqué. Comme tout être humain, les paysans ont le droit d'avoir de la formation de la part des gouvernements ; d'avoir la connaissance des nouvelles pratiques et technologies agricoles, de disposer des terres.

Ils ont besoin que leurs enfants aillent à l'école et ont droit à la santé.

"Il faut qu'il y ait des mécanismes de couverture sanitaire qui permet aux paysans d'avoir accès à la santé même quand ils n'ont pas des revenus importants", indique Ibrahima Coulibaly, président de la Coordination Nationale des Organisations Paysannes du Mali, vice-président du réseau des organisations paysannes de l’Afrique de l’ouest.

Pour lui, "il faut que la question paysanne soit reprise dans sa vraie dimension comme une question prioritaire afin qu'on puisse recréer des économies fortes".

Le challenge de Lomé ?

Les participants à Lomé ont une seule conviction : faire le lobbying nécessaire autour du projet de déclaration des droits des paysans à porter devant les nations unies.

Ibrahima Coulibaly est persuadé d’une chose est que les Etats pris individuellement ne peuvent faire grand-chose depuis que le sort des paysans est aux mains des privés.

"Les privés ce sont les revenus, ce sont les grains.  Il faut aujourd'hui amener cette question sous l'angle de droit" ; déplore –t-il.

"C'est pour cela que nous avons interpellé la commission des droits de l'homme des nations unies basée à Genève pour élaborer un texte multilatéral qui reconnaît aux paysans les droits spécifiques. Ce sera un instrument juridique qui permettra à l’avenir aux paysans de défendre ses droits une fois qu’ils sont bafoués", a-t-il expliqué à Agridigitale.

L’initiative de la rencontre régionale de Lomé consacrée à ce lobbying émane de LA VIA CAMPESINA, une organisation mondiale, défenseure des droits des paysans et initiatrice du projet de déclaration des droits des paysannes et paysans  en collaboration avec  la  Coordination Togolaise des Organisations Paysannes et de Producteurs Agricoles (CTOP) du Togo.

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