Qui pour rouvrir les portes fermées de FOGA?

Initié par les natifs du milieu sous le parrainage de l’ancien ministre togolais du commerce Kokou GOZAN, FOGA (108 km de Lome) a connu plus d’une période de gloire avant de ranger ses clés.

Depuis 2013, AFODANYI Koffi Kouma, sous-chef d’exploitation de l’usine garde soigneusement les clefs de l’édifice avec l’espoir que les activités reprennent un jour pour le grand bonheur des riverains de Gadzagan comme par le passé. 

"C’est en 2001 que ce projet a démarré. Ce sont les natifs même qui ont cotisé pour pouvoir mettre cette usine en place. C’est comme une coopérative dont la part revenait à 5000fr. CFA. Il y en a qui ont donné jusqu’à 200.000fr. CFA", raconte Sedo koffi Semegnon, patron de FOGA (2003-2006).

"Les fonds ont servi à chercher le tracteur pour faire le labour et à acheter les tiges de manioc puis les matériels de transformation tels que les broyeurs, les bacs, les presses, un four, le groupe électrogène… Les activités ont proprement démarré en 2002", ajoute –t-il.

2003-2013 : période de gloire

AFODANYI Koffi Kouma

Sur cette période, à part les quatre cadres de bureau, l’usine employait par jour, au moins 75 personnes (majoritairement des femmes) et le recrutement se faisait au quotidien.

Ces 75 personnes étaient payées à la tâche et au bout de quinze jours, elles se retrouvaient avec 15000fr à 20 000fr CFA par personne.

"L’objectif, c’était de donner une chance égale à tous ceux qui désiraient venir travailler. Et ça marchait bien parce que nous ne manquions pas d’ouvriers et chaque famille a eu à profiter de cette usine qui faisait circuler l’argent dans le milieu entre 2003 et 2013", explique le responsable de l’époque.

Qu’est-ce qui n’a pas marché ?

Quotidiennement, c’est au moins 10 tonnes de manioc fournis exclusivement par le champ de 36ha qui sont transformés.  Lors de la campagne agricole 2013, une maladie a attaqué toute la plantation de manioc et les tubercules pourrissaient. 

L'espoir de voir renaître l'usine

"Ce virus a porté un coût dure à la vie de l’entreprise puisqu’à l’époque, nous n’avions pas l’habitude de payer nos matières premières ailleurs. Du coup,  l'usine s’est arrêtée. Plusieurs millions ont été investis pour sauver la situation mais ce fut peine perdue", confie Sedo tout en larmes.

Toutefois, les premiers responsables ne comptent pas laisser mourir ce joyau. Chaque jour que Dieu fait, ils pensent à sa résurrection.

"Tout récemment, il y a une dame qui est venue. Nous l’avons fait visiter l’usine et elle a tout vu. Selon ses dires, elle va rechercher des fonds pour revenir très prochainement pour reprendre les activités", espère-t-il. 

L’édifice abandonné au milieu des arbres comporte 2 magasins d’une capacité de stockage de 60 tonnes, un bureau, plusieurs bacs de sédimentation, des broyeurs, une presseuse automatique et une autre manuelle, un groupe électrogène.

Les populations continuent par croire qu’un jour, l’usine reprendra ses activités.

Le gouvernement et les bonnes volontés peuvent apporter un coup de pouce salutaire pour ranimer cette usine qui a fait le bonheur de toute une génération.

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ANANI E. & SANDALI P de retour de Gadzagan pour agridigitale

1 Contribution(s)

  1. Hilaire Agnama say:

    Pouvez vous m'aider a me mettre en contact avec FOGA? Je vis en Angleterre et je voudrais voir si on peut reflechir ensemble pour reouvrir l'unite de transformation. Il y a demande de gari et tapioca en Angleterre

    19/02/2019 16:28:26

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