Les herbes aux troupeaux (photo agridigitale)

A côté des éleveurs du monde rural qui ont aussi leurs réalités dans leurs activités, se trouvent ceux du milieu urbain qui doivent plus dépenser pour maintenir leurs projets.

L’alimentation, un cas précis

Tandis que les troupeaux sont conduits au pâturage pour brouter gratuitement de l’herbe dans les fermes, les éleveurs des villes sont obligés de dépenser pour l’alimentation de leurs animaux soit en achetant en permanence les produits alimentaires, soit en dépensant pour aller en chercher.

"Je parcours souvent 15km pour chercher des herbes pour nos moutons et ceci en saison des pluies. A un moment donné, nous sommes obligés de recourir aux tourteaux seulement par manque d’herbes", explique Abdoulaye, un éleveur vivant Sokodé dans la région centrale.

Pour Abdoulaye, il n’existe pas de fréquence de passage pour la recherche d’herbes. Ce sont les animaux qui en décident.

Est-ce obligatoire tous ces tracas?

On élève pour un but précis et quand on en est convaincu, on ne parle plus de tracasserie.

"Nous sommes Nigériens d’origine et l’élevage fait partie de nos habitudes. Pour mon papa, les dépenses liées à cette activité ne sont pas une préoccupation ; la preuve, nous élevons juste pour la consommation", ajoute M.Abdoulaye.

Nécessité de voir clair

Quand on veut mener une activité, il y a nécessité de voir clairement les contours avant de s’y lancer. Aussi bien spécifiée que l’activité est entreprise pour des objectifs précis, il est préférable de faire le choix de son objectif avant d’aller vers celui avec qui on a la même vision.

Pour celui qui élève les animaux pour ses cérémonies, le coût de l’activité n’est pas un facteur important, c’est plutôt le type ou la forme de l’animal qu’il veut.

Pour un entrepreneur par contre, le premier aspect qui le préoccupe est la rentabilité de l’activité.

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