Selon Akinwumi Adesina, président du Groupe de la Banque Africaine de Développement (BAD), plus de 645millions d’africains en 2016, soit environ les deux tiers de la population du continent n’ont pas accès à l’électricité.

« L’Afrique perd environ 4 % de son PIB annuel en raison du manque d’énergie. L’indisponibilité de l’énergie en Afrique est inacceptable, de même que son coût », relève M. Adesina.

Le secteur agricole en Afrique n’en est pas du reste. L’insuffisance d’énergie pour développer les technologies de maîtrise de l’eau, assurer l’utilisation des machines agricoles plus modernes, conserver les produits agricoles dans de bonnes conditions et développer l’agro-industrie demeure un frein pour le développement du secteur.

Pourtant le continent dispose d’énormes potentialités pour développer l’énergie solaire, moins coûteuse et qui nécessite moins d’entretien, ce qui est à la portée du monde rural, acteur principal du secteur agricole.

Capital solaire

Ces cinq dernières années, les Etats se sont lancés dans la multiplication des panneaux photovoltaïques. Selon l’Agence Internationale de l’énergie, 14% de l’énergie électrique du continent pourrait provenir des panneaux d’ici 2030. En 2016, la BAD a décidé d’investir dans le solaire, 12 milliards de dollars sur les cinq prochaines années. Le Sénégal a aussitôt inauguré sa première centrale solaire. En 2017, le Burkina Faso a inauguré sa première centrale photovoltaïque.

Le Togo s’est aussi lancé dans le solaire avec la construction de trois mini-centrales solaires photovoltaïque et la distribution des kits solaires individuels aux foyers ruraux à travers le projet « CIZO ». La révolution énergétique pour une Afrique plus éclairée est en marche. La production agricole et l’agro-industrie atteindront des niveaux élevés.  Les coûts des produits alimentaires et l’amélioration des conditions de vie du monde rural seront du coup impactés.

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