"On était là et brusquement et on a vu les vagues s’élevées et se jetées sur nous en emportant tout ce qu’on avait de précieux.  Des maisons ont commencé par tomber, les gens ont rapidement déménagé. Nos maisons sont atteintes et nos vies sont en danger. Ça se calme pour quelques heures et ça recommence plus fort", racontre une sinistrée au reporter du journal Agridigitale.

Un phénomène habituel

Pour les riverains, c’est un phénomène devenu presque récurrent.

Le riverain Pierre EKLOU témoigne : "Généralement, c’est pendant la saison de pluie, c’est-à-dire entre Mai et Août que la mer se met en mouvement, mais depuis janvier, la mer ne s’est pas calmée.

C’est quand la vague atteint deux mètres de hauteur que ça déborde sur environ 15m sur la côte. En trois mois, la mer a avancé de 9m. Des fois ça commence à 3h du matin pour finir à 6h des fois, c’est en pleine soirée ou à minuit.  La mer nous a déjà pris un lot et demi".

Une solution dérisoire

Pour empêcher l’eau, les riverains remplissent des sacs avec du sable pour bloquer l’eau mais, c’est peine perdu.

"On peut amener des grosses pierres pour empêcher l’eau de venir vers nous. Si on l’a fait à Aného pourquoi pas ici ?", se demande une victime désabusée.

Pourquoi avoir construit si proche de la mer ?

Les riverains racontent que, quand ils construisaient à Avepozo,  il y avait une route qui leur séparait de la mer et ils avaient même des titres fonciers sur leur terrain, ce qui justifiait que le lieu était habitable.

Aujourd’hui, non seulement cette route n’existe plus, car avalée par l’océan mais, ils sont aussi abandonnés par les pouvoirs publics qu’ils invitent à prendre des actions diligentes à leur endroit.

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