C’est la partie décisive de l’histoire de Gomina Moussa, un jeune conducteur de tricycle à Agbansikiti, localité située près d’une frontière Togo-Bénin dans le canton de Kaboli à 415 km de Lomé.

Gomina Moussa est âgé de 27 ans, marié et père de deux enfants. Il vit dans sa propre maison et dispose de deux engins : une moto à deux roues pour ses déplacements et un tricycle pour des activités lui générant un revenu.

Les conditions de vie actuelles de Moussa ne sont pas le fruit du hasard.

«Après mes études secondaires, j’ai décidé de rejoindre l’armée. Malheureusement, tous les concours et recrutements ont eu le dessus sur moi. C’est là que je me suis replié pour me lancer dans la recherche de boulot », raconte-t-il à Agridigitale.

Moussa vendait du sable quand son oncle lui a confié un tricycle. N’ayant pas signé un contrat avec ce dernier, il s’est vu retirer l’engin après avoir remboursé le montant total de l’engin : Retour à la case départ.

Voyant son fils souffrir et témoin de l’injustice dont il a été victime, la maman de Moussa lui acheta un nouveau tricycle au prix de 800.000 F cfa. Après 18 mois d’activités, Moussa lui remboursa 1.200.000 F cfa.

Moussa revendit le tricycle et reprit encore un nouveau auprès de sa maman pour les mêmes conditions que le premier contrat.

Actuellement, Moussa a remboursé le montant du second tricycle qu’il a gardé cette fois-ci pour continuer les activités.

Il transporte souvent du sable et des noix de cajou avec un chiffre d’affaire quotidien autour de 25.000 Fcfa.

«Je ne me plains pas; ma famille non plus. Avec mes réalisations actuelles, je ne suis pas sûr qu’avec mon niveau scolaire, j’aurais pu faire tout ceci », témoigne –t-il avec beaucoup d’émotion.

Pour Moussa, ce n’est pas encore fini. Le jeune homme très dynamique continue par lutter pour multiplier ses réalisations et assurer ces vieux jours.  

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