Kpemissi Solim rêve du marché américain

Bénéficiaire de ce projet, Mme Solim a aujourd’hui une unité de transformation des produits locaux et rêve envahir outre le marché local, celui américain. L’unité de Solim basée à Lomé produit de l’ananas séché, de la mangue séchée et la noix de coco séchée. Mais également, de la banane et papaye séchées sur commande.

"En 2015, je faisais beaucoup plus la sous-traitance et  je n’avais pas le personnel de qualité. L’appui du PASA m’a permis d’acquérir des matériels adéquats pour faire la production. Automatiquement, j’ai quitté la sous-traitance pour être à mon propre compte", témoigne –t-elle à agridigitale.

Les résultats sont très encourageants. "De 05 employés au début, nous sommes aujourd’hui à 11 permanents pour une production mensuellement de 800kg d'ananas séchés contre 50 à 100kg auparavant", se félicite la promotrice.

De 5 litres par semaine à 625l par jour

Unité de production d’huile de palmiste

Tout comme Solim, Séraphin Kekeh, Directeur exécutif du Scoops BIO PRODUCT basé à Atakpamé (160 km de Lomé) témoigne de l’impact du projet dans ses activités de production de l’huile de palmiste (Palm Oil).

D’une production initiale de 5 litres par semaine, elle est aujourd’hui passée de 625litres par jour. "Les fonds acquis ont permis d’acheter deux presses à huile, un concasseur et un filtre à huile. Ce qui nous permet de  sortir 625 litres par jour", témoigne –t-il.

Sur une production annuelle de 12 milles litres en 2018, Séraphin est déjà à ce premier semestre 2019, à 5000 litres et espère dépasser d’ici fin 2019, le cap de l’an dernier.

Avec les bénéfices, Séraphin et son équipe ont installé à Lomé une deuxième unité de production spécialisée dans la production de l’huile de palmiste, de coco et de moringa.

Retraite dorée pour le vieux Médénonkpon de Gléï

Il n’a aujourd’hui rien à envier avec un cheptel bien garni de 392 bétails et arrive à faire jusqu’à la fin de la campagne un chiffre d’affaire de 4 millions soit un bénéfice net de 1,5 millions.

Médénonkpon dans son cheptel à Gléi

Très vite, Médénonkpon a aussi lancé la création d’une deuxième ferme pour l’élevage des bovins avec ses revenus. "Je faisais la culture du coton et du maïs. Mais une année,  la pluie a fait faux bond et on a tout perdu.  En 2008, j’ai décidé de me lancer dans  l’élevage. Petit à petit, j’ai réussi le pari grâce à l’appui du projet", témoigne –t-il.

Il rêve désormais plus grand et veut agrandir son business. Son challenge, c’est de pouvoir acquérir du matériel de broyage d'herbe pour régler le problème de pénurie d’herbes et installer un forage pour ses bétails.

Des résultats satisfaisants

Erick Abiassi, Agroéconomiste principal et chargé du PASA à la Banque mondiale et toute la coordination du projet qui ont visité jeudi les trois bénéficiaires à la suite d’une mission de suivi.

"Nous avons appuyé dans la première phase au moins 88 projets et à la deuxième phase 97 projets. Avec ces projets financés, il y a eu 1200 emplois générés dont 500 femmes. Nous ne voulons pas que tout juste après le financement, ces entreprises disparaissent. Voilà pourquoi, nous faisons des missions de suivi afin de recadrer ces bénéficiaires pour la durabilité de leur unité", explique Djele Dahouda, Coordonnateur opérationnel délégué du PASA.

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Que ce soit à Lomé, Atakpamé ou à Glei, la mission a apprécié les réalisations et a apporté des conseils pour corriger les insuffisances. Aussi bien le gouvernement, les bénéficiaires et les bailleurs, l’espoir est de voir les fruits de ce projet tenir dans la durée. Et c’est bien possible !

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Sandali Palakiyêm, de retour à Lomé

 

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