Philippe ZOUNGRANA séduit par les efforts du Togo

Le Comité Permanent Inter-Etats de Lutte contre la Sècheresse dans le Sahel (CILSS) en partenariat avec la FAO a ouvert depuis jeudi à Lomé un atelier consultatif régional sur la gouvernance responsable des régimes fonciers pastoraux dans l’espace CEDEAO.

L’objectif, selon Alain SY TRAORE, directeur agriculture et développement rural de la CEDEAO, c’est "non seulement pour partager les acquis des expériences des Etats en matière de gestion des régimes pastoraux, mais aussi pour engager des réflexions constructives pour capitaliser les bonnes pratiques".

Il est évident que malgré l’importance reconnue à la transhumance et au pastoralisme, leur avenir se trouve être menacé dans un monde à l’épreuve du dérèglement climatique et la pression foncière.

"Les dérives qui pourraient résulter de la gestion malencontreuse ou controversée de ce mode d’élevage peuvent constituer des germes de déstabilisation de la sous-région, qui fait également face à d’autres défis", souligne à l’ouverture Kolani Dindiongue, Directeur de Cabinet du ministre de l’agriculture.

Pour lui, les défis et les enjeux liés à la transhumance, "nous interpelle tous, dans nos positions de décideurs politiques ou d’acteurs de la société civile à quelque niveau que ce soit".

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Kolani Dindiongue appelle à une prise de conscience

Etant un pays côtier, le Togo est une zone d’accueil dont le mode de gestion de la mobilité du bétail fait saliver plus d’un malgré la concurrence pour l’accès aux ressources créée par l’appauvrissement de ces dernières et l’accroissement du cheptel.

"Au niveau du Togo, il y a de bonne pratique. Par exemple, ils ont mis en place un mécanisme qui leur permet d’aller vers les pays de départ pour discuter et avoir des informations par rapport aux transhumants. Ces contacts permettent de dialoguer, d’informer et aussi d’orienter les mouvements des éleveurs. Ça mérite d’être partagé", salue Philippe ZOUNGRANA, gestion des ressources naturelles et changement climatique au niveau du secrétariat exécutif du CILSS.

Le Togo a pris diverses mesures pour créer des conditions favorables à une mobilité aisée et apaisée à savoir entre autres, la création des couloirs de la transhumance, l’implantation des panneaux d’indication etc.  

Il s’agit entre autres de la mise à disposition des moyens financiers permettant une gestion de proximité quotidienne de la campagne de transhumance par des comités préfectoraux, la réalisation des infrastructures à savoir les marchés à bétail, les forages, le balisage des couloirs, la construction des points d’eau et la mise en place des panneaux d’indication.

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ANANI E.

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