Helton Yawovi Agbewonou est le chief executive officer (CEO) qui nourrit de très grandes ambitions pour le groupe représenté par le «D » qui veut dire "fabrique de traits". Au QG de Dashmake à Tokoin Kodomé (Lomé), l’ambiance est plutôt bon enfant mais la concentration est au top pour finir les différents projets à temps.  

Et ces challenges, c’est le développement de solutions informatiques allant des applications mobiles, desktop et web orientées entreprise ou grand public aux jeux vidéo, dessins animés et animations 2D et 3D, en passant par la création et l’hébergement de sites web.

Il faut bien vivre avec son époque. De nos jours, nous sommes à l’ère du tout numérique et parler d’innovation sans y atteler un aspect technologique, c’est la vouer à une mort certaine, lance Helton.

Parmi les nombreuses innovations, une appli sera dédiée aux éleveurs. Même si le développement de l’appli a pris du retard,  Helton croit dur comme fer que la prochaine révolution verte passera par le numérique.

Pour le moment, le produit est toujours à l’étape prototype. Mais nous comptons bientôt le développer et le lancer, souligne-t-il.

Il est l’invité jeudi du journal Agridigitale.

Parlez-nous de l'application FarmApp ?

Helton Yawovi Agbewonou : FarmApp est un système informatique que nous avions initié lors d’un hackathon en 2015. Nous n'y avions plus retravaillé à fond parce que l’équipe s’est tournée vers un projet qui nous est propre.

Néanmoins, pour explication, FarmApp est dédiée à l’élevage et composé d’une application mobile et d’une interface web. L’appli mobile sert de conseiller pour l’éleveur quelle que soit sa spéculation, en l’alertant par rapport aux traitements importants selon les âges des animaux, en le conseillant sur les conduites à tenir en cas de maladie ou d’épizootie, en l’aidant au rationnement selon le type et l’âge des animaux, bref tous travaux importants pour une bonne conduite.

Pour réussir tout cela, nous avons inséré dans l’appli une fonctionnalité permettant aux éleveurs de s’adresser directement au vétérinaire le plus proche de son air de travail, de manière à recevoir des conseils pertinents et adaptés. En plus, l’application sert de bases de données pour l’identification et la caractérisation de son cheptel. On peut y reporter la date de naissances des animaux, leur race, les dates d’accouplement, de première ponte, etc.

L’interface web sert plus de marché virtuel, véritable vitrine d’exposition des produits des éleveurs utilisateurs de FarmApp et tout autre opérateur, du moment que la traçabilité de sa marchandise est vérifiée. De plus, c’est un espace de publicité pour tout acteur de la chaîne de valeur de l’élevage. Enfin, il servira aussi de forum d’échanges entre éleveurs.

L’appli sera –t-elle accessible à tout le monde ?

Helton Yawovi Agbewonou : Toute personne désireuse peut y avoir accès. L’idée même derrière est de faire de tout passionné d’élevage un éleveur aguerri. L’application mobile sera téléchargeable gratuitement mais certaines fonctionnalités resteront payantes. Pour la plateforme web, son utilisation se fera moyennant un abonnement annuel.

Notre système permet à tout éleveur de prédire et d’éviter des incidents pouvant nuire à son activité, d’avoir une base de données électronique et actualisable de son élevage, de garantir la traçabilité de ses produits, de dénicher des clients potentiels partout ailleurs, de bénéficier des conseils d’autres éleveurs, etc.

Quels sont alors vos futurs challenges ?

Helton Yawovi Agbewonou : Nous en avons beaucoup mais comme avant-goût, nous pensons très bientôt nous lancer dans la conception d’objets connectés relatifs à l’agriculture. Nous pensons qu’il faut bien vivre avec son époque. De nos jours, nous sommes à l’ère du tout numérique et parler d’innovation sans y atteler un aspect technologique, c’est la vouer à une mort certaine.

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