L'amuse-gueule à base du banane plantain en pleine cuisson

Da Dédé et Antoinette, deux braves femmes togolaises ont fait leur principal job. Au poste-péage de Aneho (45km à l’Est de Lomé), elles sont très connues par la qualité de leurs produits.

L’équipe du journal Agridigitale s’est rendue ce weekend sur le site de la cuisson et voici la petite histoire. 

Une affaire de mère à fille

C’est une activité que nous avons héritée de notre grande mère. Les bananes viennent de Kpalimé (120 km au nord-ouest de Lomé) mais nous nous approvisionnons à Lomé, au grand marché. Nous n’avons pas un seul fournisseur.

Les mauvaises langues font croire que nous mélangeons avec de la papaye mais comme vous-même vous pouvez le constater on enlève la peau sur la banane, puis on le dépièce en petit morceau pour le broyage.

Le produit du broyage est reversé dans l’huile et quinze minutes après c’est fini. Nous obtenons notre ahayoè. C’est tout. C’est dans l’huile que la banane plantain change sa couleur jaune en rouge. Ça devient noir quand on laisse sur le feu pendant longtemps.

Le risque, c'est le feu

Le seul risque c’est la chaleur du feu. Vous voyez que le feu est très abondant. Les gens font la cuisson avec le gaz mais nous on préfère utiliser le bois de chauffe pour obtenir la qualité que nous souhaitons.

Contrairement aux autres vous pouvez garder le nôtre pendant des mois.

Le marché

Nous livrons les jeunes qui vendent nos produits dans les feux tricolores, à la frontière et surtout au niveau du péage de Aneho.

Nous desservons les supermarchés et les supérettes en ville. Nous recevons également des commandes lors des anniversaires, mariage et funérailles et même de l’Europe.

Si nous sommes à la cuisson tous les jours, cela prouve que les gens apprécient ce que nous faisons. Avec ces revenus, nous prenons en charge nos familles et créons aussi de l’emploi aux jeunes.

*Ahayoea Vivilo (l’amuse-gueule est doux)

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