L'érosion frappe de plein fouet la côte togolaise

Les spécialistes alertent que la mer avancerait d’au moins 20mètres par an et que la route nationale numéro2 (Lomé-Baguida-Aného), actuellement à 400m de la côte togolaise pourrait se faire engloutir d’ici 20 ans par l’océan.

"L'érosion côtière connais une accélération rapide dans la mesure où les effets sur la côte se poursuit à Abgodrafo et à Baguida. Nous sommes devant une situation beaucoup plus critique ou des actions doivent être menées par le gouvernement pour pouvoir régulariser cette situation et stabiliser l'avancée de la mer qui gagne nos côtes", a reconnu cette semaine, David Wonou Oladokoun, ministre togolais de l’Environnement.

Le ministre Oladokoun a noté que "des maisons qui auparavant étaient sur la côte se sont effondrées" et a alerté que qu'ici 20 ans, la route Togo-Bénin en passant par Baguida risquerait de disparaisse.

"Le Togo perdra également cette route comme ce fut le cas pour d’autres déjà englouties par la mer", a-t-il prévenu.

La thérapie de choc

Face à cette situation alarmante, un Programme de gestion du littoral ouest-africain (WACA) opérationnel depuis avril 2018, touche les pays qui partagent la côte. Il s’agit de six pays : Bénin, la Côte d'Ivoire, Mauritanie, Sao Tomé et Principe, Sénégal et le Togo.

Financé par la Banque mondiale (45 millions de dollars), le Fonds pour l'environnement mondial (7,532 million de dollars) et les six Etats touchés,  WACA va permettre de lutter durablement contre l’érosion côtière. 

Pour la partie togolaise, des épis seront construits sur un total de 41km dont 18km, notamment Agbodrafo-Sanvee Kondji (frontière Togo-Benin). Un comité mixte Togo-Bénin sera mis en place pour la gestion et le suivi du segment côtier transfrontalier entre les deux pays.

Mais avant cela, des ouvrages alternatifs avaient précédemment été mis en place à Aného. Ils ont permis de stabiliser la côte et empêcher l’avancée de la mer. Le projet va faire en sorte à porter à l’échelle cette stabilisation.

Le programme WACA (West Africa Coastal Areas Program) est prévu pour durer 5 ans, soit, décembre 2023.

1 Contribution(s)

  1. Edem Charles AGLINYA. say:

    L'exploitation des abords des rivières, pourrais coser des risques de pollution, car les produits chimiques qu'utilisent ces maraîchères à des dosages ignorés...seront drainés vers les lits des rivières. Je leurs proposerais du moins de laisser une bande de verdures d'au moins 5m entre le lit et leur site d'exploitation afin de limier les déguats.

    10/02/2019 16:10:27

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