Redonner de la valeur ajoutée au coton

Il alerte sur le danger à épuiser la fertilité des sols dans le long terme jusqu'à les rendre stériles pour les générations futures.

"Si je me souviens bien du temps où je faisais encore mes études dans le secondaire, la culture du coton épuise les terres jusqu’à les rendre stériles, comme cela arriva dans le Wiidwest américain. Alors, compte tenu de ce grand risque, pourquoi ne pas instaurer une loi de transformation en tissu, et non pas seulement l’égrenage du coton, de telle sorte à réaliser dans nos pays le maximum de valeur ajoutée et de créations d’emploi avant exportation", analyse-t-il sur agridigitale.  

"Au moins, nous aurons tiré le bien du mal. Encore faut-il que nos gouvernants aient une vision constructive pour l’avenir de l’union économique", a-t-il poursuivi.

La solution clé en main

L’Expert International Lambert NAYANTE juge très pertinent la proposition de l’économiste Nadim Michel KALIFE et demande aux Etats de la zone Uemoa de faire davantage preuve de courage et d’audace pour attirer des investisseurs.  

"Il faut plutôt que nos gouvernants se concentre sur comment industrialiser le secteur et créer plus d’emplois dans nos pays au lieu de vouloir vendre au prix du marché International uniquement tourner vers l'exportation sans créer de réels emplois en aval", souligne –t-il.

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"Le Togo peut industrialiser ce secteur en libéralisant la production de sorte qu’elle ne soit plus basée sur les faîtières cotonnières mais aux grands groupes industriels qui pourront s’installer dans nos divers agropoles prévus pour atteindre les objectifs du PND", précise M. NAYANTE.

Il regrette qu’au Togo, il y a plusieurs contraintes qui freinent l’industrialisation du secteur cotonnier.

"Les investisseurs et industriels ont besoin des conditions spéciales par exemple sur le prix d’achat du coton qui ne devrait plus être indexé sur le cours mondial. L’industriel achète à un prix local et pourra en retour créer de nombreux emplois. Chaque Etat doit faire un choix pour profiter de l'attractivité du secteur agricole pour son industrialisation", détaille –t-il.

Pour lui,  la libéralisation du secteur en laissant la voie libre aux investisseurs tout en leur accordant des conditions spécifiques (vente locale) contribuerait à attirer davantage d’investissements et à atteindre les taux importants en termes de création d’emplois.

Les industries en s’installant ont déjà leur marché et pourront se lancer dans la confection, la production et la transformation. Elles peuvent transformer la matière première en produit destiné à la production des tissus lourds (serviette, tissu de bain) en tissu léger (pagne tricot). 

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