Armandoo Viera, Analyste de projet à l’ABC.

Pour s’assurer de la continuité et de la pérennité du projet après son départ,  l’ABC organise dans chacun des pays bénéficiaires, une séance de travail afin d’amener les principaux acteurs à mettre en place des stratégies leur permettant de faire cavalier seul.

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"Pour nous, au niveau de la coopération, c’est très important que tous les pays qui reçoivent le projet puissent se préparer pour que le projet ne s’arrête pas de façon brusque à la fin de cette année avec le départ de la coopération Brésilienne. Nous souhaitons que les pays et les institutions de recherche puissent se préparer pour que d’ici Janvier 2020, ils puissent être autonomes, indépendants et que tous les acquis puissent être mis en œuvre pour la pérennisation des activités de coton sans la participation de l’agence Brésilienne", justifie Armandoo Viera, Analyste de projet à l’ABC.

Les différents acteurs à la rencontre de ce jeudi à Lomé

Depuis sa mise en œuvre au Togo à partir de 2015, le projet a permis entre autres : la formation de 47 chercheurs techniciens de l’ITRA, de la NSCT et des producteurs de la FNGPC ; la formation de 242 techniciens de la NSCT et des producteurs de la FNGPC sur les bonnes pratiques agricoles à travers 6 sessions de formation réalisées en 2016, 2017 et 2018; 2 visites d’échanges au Brésil en 2015 et en 2016 avec la participation de 17 Togolais dont 11 chercheurs de l’ITRA ; 2 participations au congrès Brésilien de producteurs de coton en 2015 et en 2017 ; le financement des activités de recherche et de la production des semences de différentes plantes de couverture sur les sites de Kolo Copé, d’Amoutou, de Kabou et de Natigou, l’équipement en matériels roulant etc.

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Le représentant du ministre de l’agriculture,  Alassani Ennardja a assuré que les acquis du projet seront consolidés au regard des résultats encourageants obtenus.

"Des choix judicieux seront opérés en lien avec le plan stratégique de développement de la filière cotonnière et bien évidemment, de l’axe2 du Plan national de développement", martèle –t-il.  Sur le terrain, c’est un projet qui répond aux préoccupations des producteurs liées aux changements climatiques.

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"Comme le coton n’est pas irrigué, nous cherchions des palliatifs pour une continuité du coton dans le sol et on a vu que ce projet répond à nos préoccupations. A travers les graines sous couvert végétale, ça  peut nous aider à garder l’humidité pour que nous puissions améliorer nos rendements", témoigne Kouroufei Koussouwe, Président de la FNGPC.

Les travaux prennent fin vendredi sur des actions claires et des engagements bien précis de la part de chaque acteur (ITRA, NSCT, FNGPC et le gouvernement).

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1 Contribution(s)

  1. IGOU Tédjou Joseph say:

    Laisser la place à de grande entreprises européennes pour occuper notre pays dans la production maraîchères n'est pas une bonne idées. Ils vont envahir les marchés localaux puis qu'ils vont mécanisé l'agriculture ,les produits seront moins chères et automatiquementautomatiquement les paysant

    11/07/2019 18:08:22

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