La Société togolaise de Coton (SOTOCO) d’alors, après 35 ans d’exercice  a dû tirer révérence et laisser la place à la NSCT qui a vu le jour en 2009.

Nouvelle action, nouveau résultat

La NSCT pour l’Etat togolais, est une nouvelle action en vue de l’obtention d’un nouveau résultat. D’ailleurs, la société est partie sur de bonnes bases avec la participation des cotonculteurs à travers la Fédération nationale des groupements de producteurs de coton (FNGPC), aux affaires de la société à hauteur de 40% du capital dont la valeur est de 2 milliards de F cfa.

«La production du coton, quoi qu’évoluant en dent de scie connaît son ascension», rassure Nana Nanfamé, directeur général de la NSCT. Selon le premier  responsable de la structure, la production de la campagne 2016-2017 a été de 108.000 tonnes après s’être relevée de 81.000 tonnes, la campagne d’avant.

Selon les prévisions, une quantité estimée entre 120.000 et 130.000 tonnes de coton graines est attendue à la fin de cette campagne agricole au cours de laquelle 170.000 hectares de parcelles ont été emblavés contre 160.000 hectares prévues pour le coton, soit un surplus de 6%.

Quant à l’égrenage du coton, M. Nana informe que «les premières balles pour l’histoire du Togo sont sorties de l’usine de Dapaong en octobre 2017  et que 30.000 tonnes sont déjà égrenées dans les 5 usines d’égrenage fonctionnelles de Dapaong, Kara, Blitta, Talo et Notsè.

Cap sur 200.000 tonnes

Le premier défi de la NSCT selon M. Nana est d’atteindre 200.000 tonnes en 2022, en misant sur une relance effective de la productivité. Toutefois, il souligne que malgré l’existence des variétés à fort potentialités de développement (3 tonnes de rendement), difficilement les moyennes nationales atteignent une tonne.

«Les raisons sont multiples», explique le directeur qui justifie cette situation par «le non suivi des itinéraires techniques malgré le suivi technique, et aussi les aléas climatiques avec des poches de sécheresse qui bouleversent le rendement» et propose l’encouragement des semis précoces au niveau du maïs comme du coton comme alternative.

Plus de 17 milliards FCFA versés aux producteurs

C’est à Kara (420 km de Lomé) que la nouvelle campagne cotonnière (2018-2019) a été lancée cette semaine couplée d’une assise des acteurs de la filière et qui a permis de faire un état des lieux de la précédente campagne.

Pour l’essentiel, il ressort que pour la campagne 2017-2018, 117.000 tonnes de coton-graine ont été produits contre 108.000 tonnes la campagne précédente, soit une progression de 8%. La superficie emblavée est de 168.000 tonnes contre 129.000 à la précédente campagne. Des difficultés ont été également signalées à savoir, des anomalies climatiques caractérisées par des déficits pluviométriques sévères par endroit et des inondations qui ont impacté la productivité.

Malgré tout, les producteurs ont qu’à même tirer profit. 17,5 milliards FCFA ont été versés aux producteurs au titre de la vente du coton-graine en termes de revenu net, suite à un prix de vente final de 260F/Kg, l’un des plus relevés de la sous-région, selon la NSCT.

"La filière reste un levier important de lutte contre la pauvreté en milieu rural", s’est réjoui M. Nafamé.

Les acteurs de la filière ambitionnent pour la nouvelle campagne atteindre 180.000 hectares en termes de superficie à emblaver pour une production qui devrait avoisiner les 140.000 tonnes.  Le prix initial d’achat du coton graine est fixé à 250F/kilo, en légère baisse (-10F) par rapport à la dernière campagne.   

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