Un succès story, unique, qui peut inspirer toute l’Afrique.

Le journal Agridigitale s’est intéressé au cas rwandais dans ce grand dossier dont voici la première partie.

D’abord la vision 2020

L’ensemble ou la majorité de la politique et du succès de l’agriculture du Rwanda est résumé dans un document vision 2020.

Le gouvernement a ainsi lancé un ambitieux projet qui vise explicitement à réduire le nombre de personnes qui dépendent de l’agriculture, de 90 % de la population en 2000 à 50 % en 2020 en vue de s’aligner avec les plans du gouvernement pour la mécanisation, la consolidation foncière et les économies d’échelle en vue de diminuer l’intensité de main d’œuvre pour la production.  

Les objectifs ambitieux de développement énoncés dans le document «Vision 2020 » du pays nécessitent une augmentation annuelle moyenne de la croissance économique de 13 %, afin de permettre au Rwanda d’atteindre le statut de pays à revenu intermédiaire d’ici à 2020.

Axe1 : Programme d’Amélioration des Cultures ou Crop  Improvement Programme

Un argument central de la réforme est le Programme d’Amélioration

des Cultures (CIP, pour Crop  Improvement Programme), qui vise à accroître la productivité agricole par hectare, principalement à travers la gestion de l’eau (y compris la récupération de marais), des mesures de conservation des  sols, «la spécialisation régionale des cultures» et l’augmentation de l’utilisation d’engrais.

Les sept cultures sélectionnées par le gouvernement en 2006 pour la spécialisation régionale des cultures sont le maïs, le riz, le blé, les haricots, le soja, la pomme de terre irlandaise et le manioc.

Les familles doivent consacrer une partie de leurs terres (souvent l’intégralité) à ces cultures. Celles qui ne se plient pas à cette directive peuvent être punies.

Dans le district de Kirehe, dans la Province de l’Est, celles qui ont tenté de poursuivre leurs pratiques traditionnelles de faire pousser des cultures «bannies » tout en cultivant celles «approuvées » ont été condamnées à une amende et ont vu les cultures « interdites » déracinées.

Les peines sont parfois plus sévères : certains habitants sont passés entre les mains d’un capitaine des forces de défense rwandaise et au moins un agriculteur a été physiquement battu en 2011 par les autorités du district pour avoir planté des cultures non autorisées.

Axe2 : Gestion rigoureuse de l’accès aux semences et engrais

Le gouvernement, à travers son réseau d’agronomes et d’administrateurs locaux, spécifie les variétés de semences qui doivent être achetées – ou parfois fournies gratuitement – et semées par les agriculteurs locaux.

L’accès aux semences est généralement géré par des institutions (para)étatiques.

L’engrais est fourni par l’administration locale en collaboration avec des fournisseurs commerciaux, qui remportent l’appel d’offre de fourniture d’engrais lors de ventes aux enchères.

À l’heure actuelle, le gouvernement subventionne les engrais chimiques, dont le coût pour les producteurs est environ à 50 % de la valeur du marché.

 Cependant, les bailleurs de fonds ont exprimé leurs inquiétudes quant à la viabilité économique de cette subvention. Le gouvernement a déclaré qu’il éliminera progressivement les subventions à partir de 2012, les réduisant déjà à 20 % en 2013.

 Dans certaines parties du Rwanda comme les districts de Kirehe et Musanze, les autorités locales obligent les agriculteurs à acheter des engrais, qu’ils le veuillent ou non.

Les agriculteurs se voient offrir des engrais à crédit, dont ils doivent rembourser le coût au moment de la récolte. Les agriculteurs se sont vus interdits de vendre ou d’appliquer des engrais autres que ceux homologués par le gouvernement, et certains ont été arrêtés pour vente d’engrais illégaux. 

Axe3 : L’obligation aux agriculteurs de rejoindre une coopérative  

Les coopératives agricoles au Rwanda, comme ailleurs, se caractérisent par une grande diversité. Il existe des coopératives de producteurs, de commercialisation, des petites et des grandes. 

Certaines coopératives sont fondées volontairement par les agriculteurs, sans aucune coercition de la part de l’État, et ont obtenu de bons prix sur leurs produits pour leurs membres.

Dans d’autres cas, les coopératives sont formées entièrement par les élites locales associées avec les autorités – élites qui occupent souvent des postes dans la hiérarchie administrative.

Les agriculteurs sont soumis à la pression pour joindre la coopérative. Dans le district de Kirehe, par exemple, les agriculteurs estiment que vous ne pouvez pas faire la différence entre les coopératives et les institutions de l’État. Les dirigeants des coopératives sont souvent les autorités locales.

Les autorités désignent parfois les coopératives comme le seul acheteur homologué pour certains produits agricoles sur une zone donnée, imposant des amendes aux agriculteurs qui tentent de vendre en dehors du système coopératif.   

Ces interventions sont basées sur la logique des économies d’échelle. Les coopératives sont des moyens efficaces (du point de vue étatique) de rassembler les agriculteurs afin d’amener davantage de terres et de main d’œuvre dans le giron du programme d’amélioration des cultures (CIP) ; ceci en retour facilite la négociation des contrats avec l’agroindustrie.

Pour les partisans de cette politique, les coopératives ont le mérite de maintenir les  droits  fonciers  familiaux  et  les  incitatifs  à  la  production.

La deuxième partie de ce dossier à diffuser le lundi 16 juillet.  

1 Contribution(s)

  1. Brice Gomassi say:

    Vue que l'on voudrais s'inspirer des reformes de Kagame, sachons donc que toutes agriculture qui n'est pas faite dans le souccis de proteger le sol est un echec cuisant a lui seule... nul ne peut au 21 ième siecle avec tous les problemes lier a l'utilisation des angrais chimique, pesticides et aux semences importer ( cancer, mort du sol Agricole ) qui auront forcement besoin des produits chimique pour lutter contre les attaques et dire qu'on fais un bon dans le development Agricole. .. Ce proceder est une solution a courte termes, quand on veut le progres on ne recopie pas ce que les autres ont deja fait et qu'ils sont en difficultes avec la soit disante reusite. .. Il faut nourrire la biodiversite, valoriser TOUTES les semences local qui ont su faire leur preuves durant des centaines d'annee ,utiliser du compostage enrichi plus au carbon qu'en azote et produire avec un systeme de paillage biodegradable. .. La methode kagame va mineraliser le sol et le tuer completement, ce sol ne va plus rien produire sans engrais chimic car ,il est entrain de creer un desert virtuel sans le savoir, car ce nest pas parce qu'un sol est recouvert de mauvaises herbes qu'il est fertile, mais si malgree sa converture, les cultures ne reussissent pas sans angrais chimique, c'est donc un desert. . C'est idiots de ne pas faire des cultures varier et de choisir que 7 varieter de culture, la nature a ses lois, il faut juste obsever et les respecter pour savoir que aucune des plants ne poussent par hasard, les detruires, c'est rendre vos autres culture vulnerable. . Il n'y a helas pas d'ingenoisiter dans cette methodes mais du succide pure et simple, c'est un system agricole appocalyptique d'ici 30 ans maximum et on dira a tord qu'il avait reussi quand il etait President alors qu'il a ouvert la voie a l'echec... L'avenir technologique, c'est l'energie propres, l'avenir Agricole c'est le bio. .tout le reste c'est juste se debattre inutilisent pour mourire par la suite .. Bonne chance

    09/07/2018 14:35:18

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