Le pays a dû opérer des reformes foncières pour mettre en valeur les potentialités agricoles disponibles afin de relancer le secteur.  

98% de terres inutiles pour l’agriculture

La Mauritanie étendue sur une superficie de 103 millions d’hectares, ne dispose que 2,2 millions d’hectares de superficie agricole utile (SAU) soit seulement 2% du territoire national.

Le reste du pays est marqué par des sols squelettiques pauvres, des reliefs difficiles, ne permettant pas une exploitation agricole. A ces obstacles, s’ajoutent les sols dénaturés par les érosions éoliennes et hydriques.

Une volonté manifeste de l’Etat mauritanien

Soucieux du développement du secteur agricole, la Mauritanie s’est donné pour objectifs à partir de 1983 de «libérer la terre pour mieux booster un développement agricole durable et équitable qui renforce la stabilité sociale à travers l’accès de tous à la terre et une meilleure répartition des ressources foncières», explique l’agroéconomiste Salikou Ould Aghoub dans son étude ‘‘l’expérience de la gestion foncière’’.

L’appui du Fonds international de développement agricole (FIDA) au pays en 1995, à travers le concept « entente foncière » basé sur un contrat entre l’Etat et les propriétaires terriens a réduit fortement les conflits entre les exploitants.

En 2015, l’implication active des organisations représentatives des populations avec des « directives volontaires » accompagnée par la FAO est venue renforcer le principe d’entente foncière du pays.

Un modèle pour la sous-région ouest africaine

Dans la sous-région ouest-africaine, la Mauritanie est un modèle en terme de gestion efficace du foncier relativement au secteur agricole. Le pays n’a pas eu à voter plus de deux lois foncières avant d’avoir la main mise sur la gestion du foncier dédiée à l’agriculture.

L’échec du pôle de croissance de Bagré au Burkina Faso, dû aux problèmes fonciers et les multiples conflits au Togo dus au système de gestion du foncier toujours dans la main des collectivités sont quelques preuves de la non maîtrise de la gestion foncière par ces pays.

L’agriculture étant aussi l’activité principale dans ces pays, peut être devraient-ils s’inspirer de leur voisin et l’adapter aux réalités du pays !

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