Samuel Gaba, pilote de drone lors d'une démonstration au siège de agridigitale

Samuel GABA, jeune pilote de drone formé en France explique que "le drone existe sur plusieurs catégories (fantôme, Mavic) et aussi sous diverses formes et sont pilotés grâce au logiciel DJI ".

"Le MAVIC notamment peut faire des vues en entrant ou des trackings lors des conférences. Il suit les conférenciers depuis chez eux jusqu'à la salle de conférence", souligne Samuel.

Outre l'appareil même appelé drone, il est accompagné d'une commande qui marche avec un smartphone de bonne résolution notamment de huit points afin de voir les images filmées en temps réel.

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La commande dispose de deux guides dont un pour la montée et la rotation et l'autre pour la direction. L'outil semble être amusant et simple mais c'est une question de professionnel.

"Il faut une formation pour piloter le drone, on ne peut se lever un beau matin pour le piloter parce qu'il semble un peu amusant, vous risquez d'endommager vos matériels", a souligné Samuel GABA.

La formation intervient notamment dans la montée, la direction, ou encore la zone de pilotage du drone.

"L'attitude ou la distance à laquelle vous voulez envoyer votre drone dépendra de vous. Mais, quand on est formé, on saura si la zone est d'abord interdite ou non et aussi savoir si le drone peut aller jusqu'à une distance donnée. Bref, il faut être formé pour savoir lire les informations que le drone vous donne", précise-t-il.

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Le drone se révèle être un appareil important non seulement pour le domaine des médias, sécurité. Il est aussi utile pour un topographe, un architecte ou encore un géomètre. Le secteur agricole peut aussi s'en servir.

"Il y a un producteur qui a un projet 1500 orangers à mettre en œuvre. Avec le drone, il peut surveiller tout ce qui se fait sur le terrain et est au courant en temps réel de ce qui se passe", a indiqué le jeune pilote GABA.

"Le drone est un élément important pour accompagner la modernisation agricole. Avec le drone, le paysan n'a pas besoin de faire le tour de son champ mais, il peut tout savoir de son champ avec le drone", a-t-il ajouté en annonçant être à la disposition des paysans pour toutes fins utiles.

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"Le paysan même est mieux habilité à apprécier cette importance dans le bon déroulement de son champ. Nous pouvons l'accompagner dans ce qu'il va faire, il suffit qu'il exprime le besoin", assure-t-il.

En dehors de la surveillance des champs, le drone est aussi utile au paysan pour la pulvérisation. "Pour un paysan qui n'a pas tous les moyens pour s'acheter un drone de 9 millions voire plus, un MAVIC lui suffit pour pulvériser un hectare de surface en l'espace de 15 minutes. Le MAVIC a trente-six minutes d'autonomie", note le pilote Samuel GABA.

Pas de grande différence entre le pilote d'avion et un pilote de drone

"La seule différence c'est que lui, il pilote un grand aéronef en étant dedans alors que, nous, on pilote un petit aéronef mais de dehors. Le pilote d'avion risque sa vie mais nous, non", précise-t-il.

Néanmoins, il y a des inconvénients dans le pilotage de drone. "On peut envoyer le drone jusqu'à 5km et à perte de vue. Mais, c'est dangereux. Il est toujours recommandé d'avoir son drone à vue d'œil. Il faut aussi savoir lire les paramétrages du drone au risque de faire endommager votre matériel au cas où on est dans une zone interdite et on tient à tout prix à faire décoller le drone", prévient M. GABA.

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