COMMODAFRICA à la pointe de l'information agricole

Selon le Premium Times Nigeria rapporté par commodafrica.com, l’IRA, Spécialisé depuis une dizaine d’années dans la lutte contre les insectes dans la production de niébé, "a mis au point une nouvelle variété de niébé qui injecterait  48 milliards nairas soit € 120 millions dans l'économie du pays chaque année".

L'avantage de cette variété pour les agriculteurs et les consommateurs nigérians poursuit l’auteur de l’article, "relève d’une diminution de l’utilisation de pesticides (deux pulvérisations au lieu de huit), qui conduisent à des économies substantielles. Si bien que si cette nouvelle variété de niébé est cultivée sur un million d’hectare (le Nigéria dispose de 3,8 millions d’hectares de niébés plantés) les économies se chiffrent à plus de NGN 16,2 milliards (€ 40 millions) par an". 

L’autre avantage de cette nouvelle variété évoqué, c’est qu’elle peut offrir jusqu’à 20% d’augmentation des rendements.

"Cette nouvelle variété de niébé serait autorisée à être cultivée et commercialisée en décembre, après qu'une série d'expériences scientifiques soit menée sous l’œil attentif de l'Agence nationale de gestion de la biosécurité (NBMA)", signale l’auteur de l’article.

Ailleurs, c’est la FAO qui appelle à stopper le travail des enfants dans l'agriculture. "Il est temps de dépasser l’attention exclusivement consacrée aux chaînes de production mondiales et de commencer à investir des ressources pour lutter contre le travail des enfants dans toutes les situations", a déclaré José Graziano da Silva, Directeur général de la FAO rapporté par latuacho.com.

"Il est aussi essentiel que les travailleurs agricoles et les organisations productrices soient impliquées", a martelé le patron de l’agence Onusienne en charge de l’agriculture et de l’alimentation. 

"Des 152 millions d’enfants en situation de travail infantile dans le monde, plus de 70%, à savoir 108 millions de filles et de garçons entre 5 et 17 ans, travaillent dans l’agriculture, l’élevage, la foresterie, la pêche ou l’aquaculture. Le nombre d’enfants en situation de travail infantile dans l’agriculture a augmenté de 10 millions depuis 2002. De plus, 85% du travail des enfants en Afrique concerne le secteur agricole", poursuit l’auteur.

Parmi les facteurs clés qui contribuent au travail des enfants en zone rurale, Oumou Khaïry Ndiaye, l’auteur de l’article cite les faibles revenus familiaux et la pauvreté des ménages, le peu d’alternatives aux moyens d’existence, un faible accès à l’éducation et une application limitée du droit du travail.

Dans ce contexte, le Directeur général de la FAO a fait remarquer que les travaux effectués par les enfants dans l’agriculture ne doivent pas tous être considérés comme du travail infantile.

"Par exemple, en apprenant à cultiver des légumes ou à nourrir la volaille dans l’exploitation familiale, les filles et les garçons peuvent affiner leurs compétences et améliorer leurs moyens d’existence à l’avenir", a-t-il déclaré. 

Le secteur pêche fait aussi partie de ce tour d’horizon de l’information agricole de la semaine.

Du 11 au 12 juin, les représentants des seize signataires (Albanie, Algérie, Bosnie-Herzégovine, Croatie, Chypre, Espagne, Égypte, France, Grèce, Italie, Malte, Monaco, Monténégro, Maroc, Slovénie, Tunisie, Turquie, Commission européenne, FAO, GFCM) en 2017 de la déclaration de Malte (MedFish4Ever) se sont retrouvés à Marrakech pour dresser un bilan d'étape en matière de protection des stocks de pêche en Méditerranée.

"Le texte définit un programme de travail pour les dix prochaines années, afin de lutter contre le dépeuplement marin de la Méditerranée. Il prévoit la mise en place d'un système de collecte de données et d'évaluation scientifique régulière des stocks de poissons, l'élimination d'ici 2020 de la pêche illégale, le soutien financier des petits pêcheurs et aquaculteurs, et la création de plans de gestion pluriannuels des principales espèces", informe econostrum.info.

Selon le journal, cette conférence organisée par l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO) et la Commission générale des pêches pour la Méditerranée (CGPM) devrait dresser un tableau alarmant de la situation.

"91% des espèces de poissons pêchées vivant en Méditerranée voient leurs populations baisser en raison de la surpêche", indique-t-il. 

Le Figaro et l’AFP évoque le nombre d’emploi offert par les énergies renouvelables en 2018.

"Le secteur des énergies renouvelables a employé 11 millions de personnes dans le monde en 2018, un chiffre en nette hausse par rapport à l'année précédente, a indiqué jeudi l'Agence internationale pour les énergies renouvelables (Irena), basée à Abou Dhabi. Le secteur de l'énergie verte a créé 700.000 emplois l'an passé, selon une étude annuelle de l'Irena", lit-on sur lefigaro.fr.

En matière géographique, l’auteur fait savoir que les emplois sont concentrés dans quelques pays, notamment en Chine, au Brésil, aux États-Unis, en Inde, ainsi que dans certaines nations de l'Union européenne.

"Pékin se taille la part du lion, en totalisant 39% des postes. L'énergie solaire photovoltaïque et l'éolien demeurent les secteurs les plus porteurs. Le photovoltaïque a conservé sa place de premier employeur. Il représente un tiers des postes (3,6 millions)", précise-t-on.

D'un autre côté, c’est le ScottishPower, l'EDF écossais qui annonce la création d'un gigantesque parc éolien qui permettra de récupérer l'énergie produite par 215 éoliennes. Ce parc, selon Robin Lemoine de slate.fr, pourra générer 539 mégawatts, assez pour approvisionner 300.000 foyers en électricité, soit toute la ville de Glasgow.

"Tout semble plus facile pour l'Écosse en matière d'énergies renouvelables. Il n'y a qu'à regarder les chiffres: 80% de l'énergie produite en Écosse est issue de l'éolien et de l'énergie marine, quand en France nous en sommes qu'à 23%. Ce qui équivaut pour l'Écosse à l'alimentation en électricité de 95% de sa population", note Lemoine.

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