Daniel (G) et Anani (D) mettant en terre un plant d'oranger

Des membres du gouvernement, en passant par les journalistes jusqu’aux citoyens, des plants ont été mis en terre. Plus de 4 millions de plants selon les chiffres communiqués la veille par le ministère en charge de l’environnement.

Samuel explique l'intérêt d'un drone agricole

Pour donner une touche spéciale à cette journée, le journal d’intelligence économique agricole en Afrique, www.agridigitale.net a, à travers son concept "un paysan, un arbre' attirer l’attention du monde paysan sur la nécessité de planter un arbre et de l’entretenir.

Des débats et échanges entre les acteurs impliqués dans la protection de l’environnement ont eu lieu au siège du journal à Lomé et relayés en live sur le compte Facebook du journal.

"Pour s’offrir de l'espace afin de faire leurs activités agricoles, il arrive que les paysans se permettent de couper les arbres dans leur champ sans pour autant les remplacer. Le paradoxe c’est que ces mêmes paysans sont les premiers à se plaindre de la rareté de la pluie. Or, les arbres attirent la pluie. Ils purifient l’atmosphère en absorbant du gaz carbonique et en y rejetant de l’oxygène améliorant ainsi la qualité de vie sur terre," justifie Sandali Palakiyem, journaliste à agridigitale.

"C’est vrai, on nous dit de planter des arbres mais moi je dis qu’il ne faut pas planter parce qu’il faut planter. Mais plantons utile! Aujourd’hui, nous avons mis en terre des arbres fruitiers. D’abord, il faut faire un socle minimum de 50 à 60 cm2 pour le jeune plant et remplir avec du sable mélangé avec du compost avant de faire la mise en terre. Au-delà de l’ombrage, c’est des fruits qui commenceront par être récoltés dans trois ans et ce, pour plusieurs années," explique Daniel Agblévon, porteur du projet 1500 hectares d’orangers d’ici 2030.

Grand débat autour de la protection de la biodiversité

De son côté, Razak Adjei, Directeur Général de Tar agro qui travaille actuellement sur un produit bio fertilisant pour accompagner les plantes pérennes, a interpellé les artistes à se joindre à cette campagne visant à garantir la sécurité alimentaire.

"C’est important pour nous en tant que jeunes entrepreneurs de penser également à la souveraineté alimentaire et les plantes pérennes aussi à travers leurs fruits peuvent contribuer à cela. Tout le monde doit s’engager y compris les artistes de la chanson", lance-t-il.

En marge de la mise en terre des fruits, le journal a organisé une journée porte ouverte qui a permis aux participants venus de Bassar, Notsè, Lomé et ses environs de voir de plus près, le décollage de drone et d’en savoir plus sur l’utilité de cette technologie dans l’agriculture.

"De nos jours, le drone ne sert plus uniquement à faire que des réalisations cinématographiques. Il sert également dans d’autres domaines dont l’agriculture. Muni d’une caméra de grande vision, mon drone peut être programmé sur 5km d’altitude et en quelques minutes, on s’occupe de votre champ. Donc, plus besoin de faire le tour à pied ou avec des engins pour traiter votre champ," témoigne Samuel Gaba, jeune opérateur de drone.

Outre la mise en terre des jeunes plants d’oranger, de papayer et de citronnelle, il y a eu des expositions photos des reporters d’agridigitale sur les lieux de reportage et une émission 'spécial 1er Juin' diffusée en direct sur la page Facebook du journal.

Du thé solo et de la boisson locale tchoukoutou ont été respectivement servis au début et à la fin de l’évènement qui a vu la participation du réseau des jeunes chefs d’entreprises du Togo (RCE) représenté par une forte délégation.

Il faut rappeler que cette année marque la 42ème édition de la journée de l’arbre instituée depuis 1977 par l’ancien président du Togo, feu Gnassingbé Eyadema. Les responsables du journal agridigitale annoncent qu’en 2020, le 1er juin sera marqué par un nouveau concept, "Envoyez-nous votre selfie avec votre arbre planté en 2019!".

Pour agridigitale, ce sera une belle manière de s’assurer que les arbres qui ont été plantés en 2019, un suivi a été fait.

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