Dr. Mireille C. Kadja Wonou

Mais malheureusement pour lui, la recherche de rentabilité par les œufs a fait que les gens ont changé les méthodes ce qui fait que cette souche dont le taux de ponte tourne au tour de 240 œufs a presque disparu pour laisser place à de nouvelles souches capables de pondre jusqu’à 275 œufs.

"On remarque que la plupart des nouvelles souches sont productives mais du point de vue maladie, elles sont beaucoup plus exposées. Ce qui fait que dans les élevages, il faut faire beaucoup de biosécurité et être aux aguets pour suivre et faire toutes les vaccinations que nous ne faisions pas auparavant et qui impactent le coût de production," signale à agridigitale.

Il rapporte également que "le taux de mortalité est beaucoup plus élevé au niveau de ces nouvelles souches comparées à la souche harcos."

"Malgré toutes les prophylaxies que j’ai suivies, j’ai remarqué que les poules sont rentrées en ponte à la 19ème semaine. J’ai continué avec l’alimentation requise pendant quelques semaines de plus et je les ai lancés dans la ponte à partir de la 23ème semaine. Mais le gros problème que j’ai eu, c’est la rétention des œufs. Les poules n’arrivaient pas à bien sortir les œufs. On a essayé de corriger en apportant d’autres provendes mais ça continue," rapporte le fermier installé depuis plus de 20ans dans une commune située à 80km de Cotonou.

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Gustave Gbaguidi

Tout en invitant la recherche à faire des investigations plus poussées pour pouvoir identifier la bactérie ou le virus responsable ou voir s’il y a d’autres sources, Dr. Mireille C. Kadja Wonou, vétérinaire, maître de conférence agrégée en médecine des animaux de production à l’Ecole Inter-Etats des sciences et Médecine Vétérinaires (EISMV) de Dakar évoque quelques hypothèses.

"Il y a des bactéries ou des virus qui ont des actions au niveau du cloaque. Souvent dans le cas de bronchite infectieuse, il y a des lésions au niveau du cloaque ou de l’oviducte si bien qu’après cicatrisation, il y a rétrécissement qui entraine la diminution de la lumière qui fait que l’œuf a des difficultés pour sortir. Les œufs sont bagués et des fois ça entraine des pontes intra abdominales," analyse-t-elle.

Gustave a démarré son élevage en 1997 avec 300 têtes de poules pondeuses mais, il se retrouve aujourd’hui avec un effectif de 6000 poules. Il vend en moyenne, 145 plateaux par jour

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