De petits pas pour devenir champion

Pour ce premier coup d’essai lors du Forum paysan à Kara, 15 filières ont été retenues. Les cotonculteurs ont évalué à 35 milliards F.cfa leur besoin en financement pour produire 150.000 tonnes de coton. Les producteurs du Soja comptent mobiliser 9,4 milliards F.cfa  pour produire 50 000 tonnes de Soja.

 Au même moment, les transformateurs et les commerçants du soja espèrent mobiliser respectivement 7 milliards Fr CFA pour transformer 11.000 tonnes et 23 milliards  Fr CFA pour commercialiser 118.000 tonnes.

 Le café et le cacao espèrent 34.000 tonnes, soit respectivement 20 000 tonnes et 14 000 tonnes.  La filière entend commercialiser 33 940 et céder les 60 tonnes restantes pour la transformation locale.

 Pour la filière anacarde, les pépiniéristes sont prêts à offrir 900.000 plants, les producteurs comptent produire 24.000 tonnes, les transformateurs 6000 tonnes et les commerçants 18 000 tonnes.

 Pendant que les producteurs de Karité s’engagent à produire 35.000t de Karité, les transformateurs veulent obtenir 40.000 tonnes de beurre de Karité et les commerçants estiment leur besoin à 80.000 tonnes d’amandes.

Dans la filière fruits et légumes, les producteurs d’ananas, oignons, tomate et mangue se sont engagés à offrir respectivement 1000 tonnes, 4020 tonnes, 2120 tonnes, 450 tonnes alors que les demandes exprimées sont respectivement de 1065 tonnes, 3000 tonnes, 2000 tonnes et 400 tonnes.

 Le sésame prévoit 67 000 tonnes de production, 10 000 tonnes pour la transformation et 57 000 tonnes pour la commercialisation. Pour le manioc, 39.990 tonnes sont attendues au niveau de la production contre 110.000 tonnes nécessitées par les transformateurs.

 Au niveau de la filière maïs, on veut produire 45.000 tonnes, transformer 2500 tonnes et commercialiser 2890 tonnes. 11.800 tonnes de riz sont espérées. La jeune filière fonio quant à elle, s’est engagée à offrir 3000 tonnes non décortiquées.

Les acteurs de la filière avicole ont besoin de 5000 tonnes de provendes pour offrir 1.000.000 de têtes de poulets avec la possibilité de créer 500 emplois. Les transformateurs et les commerçants veulent chacun 1200 tonnes de poulet. 

Les aquaculteurs projettent produire 1000 tonnes de poissons pour la campagne pendant que le surgélateur s’engage à transformer et à mettre sur le marché 7200 tonnes de poissons. 

 Parlant des ruminants, il est prévu 100.000 têtes par les éleveurs, 200.000 têtes par les transformateurs et 100.000 têtes par les commerçants.

 "Pour être des champions demain, c’est en commençant par des petits pas", se félicite Noël BATAKA, ministre de l’agriculture et de la production animale et halieutique.

 Des instructions ont été données aux responsables des filières où l'offre ne couvre pas la demande de s'approcher des experts du TAAT* pour acquérir des semences plus performantes.

 Le ministre est persuadé que si les acteurs arrivent à faire le quart de tout ce qui a été dit, l’année prochaine  il sera question de célébrer les réussites au Forum National du Paysan Togolais.

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* Fortement représenté au 11ème FNPT, le TAAT est un mécanisme de la Banque Africaine de Développement spécialisé dans la vulgarisation des technologies les plus performantes pour augmenter la productivité en Afrique.

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