Ouro-Koura AGADAZI (crédit photo republicoftogo.com)

Les travaux ont pris deux ans et aujourd’hui, les premiers résultats sont visibles avec la première phase qui a consisté à faire des essais sur les semences et  les formations.

"On peut se réjouir de la réussite des semences importées depuis l’Égypte et qui se sont rapidement adaptées à notre climat. Nous remarquons que les semences égyptiennes ont plus de potentialité par rapport à nos semences ordinaire", a laissé entendre le ministre Agadazi.

Il a révélé que sur  la semence maïs hybride d’Egypte, le gouvernement a déjà adressé une requête au Caire pour disposer des parentaux.

"A partir de l'année prochaine pour la filière maïs, le Togo pourra produire les semences et mettre à la disposition des producteurs", a indiqué le ministre de l’agriculture.

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Sur les autres semences telles (soja, sorgho, riz et blé), il note que ce sont des semences implosives et les résultats obtenus cette année servirons à produire et étendre même la production sur l'ensemble du territoire national.

Il a cependant relativisé pour le blé où il y a encore du travail à faire puisque c’est une culture qui réussit bien là où on a une parfaite maîtrise de l’eau.

"La semence du blé sera mise à disposition de certains paysans qui vont le produire en culture pluviale afin qu’on puisse voir ce que ça donne afin qu’on prenne ensuite des dispositions pour sa vulgarisation", ajoute Ouro-Koura Agadazi.

Quid du volet formation ?

Selon le ministre de l’agriculture, les paysans ont cette faculté de venir sur le site et d'apprendre en live les techniques c’est-à-dire de suivre l’évolution de la semence égyptienne par rapport à la semence togolaise puis de côtoyer les agents qui s’y trouvent sur les lieux.

Vue de la ferme agricole (crédit photo Agridigitale)

"Aujourd’hui avec le développement de la technologie, il va falloir qu’on s’appuie sur un certain nombre d'invention pour propulser la production à tout point de vue depuis les rendements jusqu’à la mise en marché", a-t-il souligné.

Suivez le reportage vidéo sur la ferme d’Abatchang

Il précise que le projet "FAMETA" prend en compte trois phases dont la première en cours d’exécution. Il s’agit de l’expérimentation couplée avec la formation ; ensuite la production massive et enfin,  la Transformation et l’exportation.

"La deuxième phase ferra ses preuves dès l'année prochaine. La nouvelle configuration du secteur agricole nous oblige à penser de façon à ce que les jeunes qui sortent des centres de formation deviennent de véritables entrepreneurs et c’est l’une des raisons aussi pour laquelle le MIFA a été créé", a laissé entendre le ministre de l’agriculture.

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