Pour lui, cela relève d’une absurdité si les jeunes de sa région crient au chômage ou au sous-emploi alors que, Kara (nord-Togo) est la ville qui accueille plusieurs projets agricoles censés permettre aux jeunes de gagner leur vie.

"Cette situation peut s’expliquer soit par l’ignorance sur toutes ces initiatives prises en faveur de la jeunesse ou soit, c’est le manque d’information", explique Amana qui aujourd’hui, porte l’ambitieux projet de formation et d’organisation des groupements de producteurs dans la région de Kara et des Savanes.

"Nous formons les groupements et nous les mettons en relation avec les microfinances et ils prennent des crédits pour leurs besoins et nous leur cherchons également le marché", indique le promoteur de la Chaine des Producteurs Agricoles Kara(CPAK) à Agridigitale.

Négoce Agricole, notre activité principale

Il consiste à mettre ensemble les principaux acteurs de la chaîne de production que sont les semenciers, les producteurs et les fermes qui sont installés dans la région.

Nous vendons la semence certifiée aux semenciers qui fournissent en retour les producteurs. Ceux-ci produisent et vendent directement aux fermes. Si le rendement va au-delà de la demande des fermes, nous cherchons également le marché pour les producteurs.

Le Warantage au cœur de la stratégie

Nous envisageons mettre fin à la braderie. C’est-à-dire que nous ne voulons plus que nos producteurs soient obligés de vendre leurs productions à vil prix.

Pour cela, nous souhaitons regrouper par préfecture, les producteurs, emmagasiner toutes leurs productions pour les revendre pendant la période où le marché est favorable. Pendant ce temps, nous allons les accompagner financièrement pour qu’ils puissent subvenir à leurs besoins respectifs.

Sensibilisation, le défi à relever

Les producteurs ont un grand problème. C’est qu’ils ne maîtrisent pas l'itinéraire technique. Il faut de grandes formations pour pouvoir les aider.

Ceux qui connaissent refusent de pratiquer. Et à la fin, ils n’arrivent pas à obtenir de bons rendements. Des fois nous aidons les producteurs à ce qu’à la fin de la campagne, nous puissions racheter leurs produits mais à la fin on ne retrouve pas ces produits.

Ils revendent derrière nous. C'est de la malhonnêteté. Les gens n'ont pas encore compris la nécessité de vendre en groupement. Il faut une sensibilisation dans ce sens.

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