Nikal Tadol a en charge une famille de 8 personnes

Il s’agit de Nikal Tadol, âgé d’une quarantaine, père de  6 enfants et 2 épouses, rencontré en pleine récolte de coton dans sa petite exploitation d’un hectare.  Nikal est un petit producteur agricole à Koumboui à 15 km environ de Guérin kouka, chef-lieu de la préfecture de Dankpen.

Habituellement, il produit du maïs pour la consommation et la couverture des charges courantes du ménage, et aussi une autre culture dont le revenu de la production vendue est destiné à un investissement.

Après observations et expériences, il a décidé pour cette campagne agricole qui vient de finir, de produire du coton. Il affirme avoir déjà produit par le passé du soja et du coton ; suite aux expériences qu’il a vécues, il a décidé de renouer et de garder le coton comme culture secondaire.

"Le soja parce qu’il est moins exigeant en intrants, cher sur le marché et est certes rentable. Par contre, les acheteurs compliquent souvent la situation soit en nous laissant notre production sous la main ou en l’achetant moins cher pour n’avoir pas respecté les consignes. Des fois c’est avec difficultés que tu rentres en possession de ton dû", exprime-t-il les raisons du déclassement du soja.

Quant au coton, "j’ai obtenu de l’appui en nature (semences, produits phytosanitaires et engrais) pour cette production et déjà nous a-t-on promis que nos productions seront achetées à 250 F cfa le kilo", raconte-t-il rassuré.

"Bien que le soja soit plus rentable, je préfère le coton.  Déjà, même si je trouve une tonne (ce qui lui reviendra à un chiffre d’affaire de 250 000 F cfa si le prix indiqué est maintenu), ça me va ; surtout que je sais que c’est déjà acheté", conclut-il.

Au-delà de l’assurance, Nikal exprime sa fierté d’appartenir à un groupement de producteurs de coton (GPC) celui de Boundja, une organisation dans laquelle, il bénéficie de plusieurs avantages.

Ne disposant pas assez de main d’œuvre pour exécuter tous les travaux agricoles durant la campagne agricole, Nikal et certains de ses pairs ont créé un groupe d’entraide qui appuie sa famille et lui, du semis jusqu’à la récolte.

"Nous nous assistons dans les travaux compte tenu du manque de main d’œuvre et cela se fait à tour de rôle", explique-t-il. 

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Ihlass Touré, de retour de Koumboui pour Agridigitale

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