Une proximité rassurante pour le monde paysan

"La visite a été vraiment une surprise pour nous parce que c'était vendredi que nous avons été informé de la présence d'une délégation ministérielle et des investisseurs qui vont venir visiter la plantation. Ils ont apprécié ce que nous faisons et nous espérons de belles choses dès leur retour", a confié M. YEBO à agridigitale.

La plantation de YEBO s’étend sur quatre hectares et est divisée en deux parties une qui a déjà 17 ans et qui produit déjà du cacao et une nouvelle plantation qui fait juste un an.

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"La première portion est une portion qui produit bien, le rendement annuel tourne autour de 1200 kg. On arrive à survivre de cela et prendre soin de la famille et faire d'autres investissements", a-t-il souligné

Le ministre BATAKA (D) et la délégation

Selon le planteur Eric YEBO, les producteurs de cacao font face à certaines difficultés.

"Le cacaoyer togolais souffre dans sa globalité, notamment, des problèmes d'acquisition des produits de traitement phytosanitaire contre les insectes qui détruisent énormément les plantations. Les machines de traitement coûtent extrêmement chères et nous sollicitons au gouvernement de nous venir en aide", a-t-il indiqué.

Il préconise que Togo s'inspire des autres pays producteurs de cacao comme le Ghana et la Côte d'Ivoire où les meilleurs producteurs sont primés et bénéficient des machines agricoles et divers autres possibilités.

L’exploitant agricole Éric pointe du doigt la question des engrais utilisés et qui ne sont pas adaptés aux sols.

"Tous les sols ne sont pas les mêmes et que pour fabriquer l'engrais, c'est par une étude qu'on pourra dégager la formule qui permet de conclure les substances chimiques adaptées aux différents sols. Le cacao est une culture spécifique et n'importe quel engrais ne va pas pour le cacao. Il faut préalablement étudier les sols et avoir les formules spécifiques pour ces sols avant de pouvoir produire l'engrais pour le cacaoyer. La Côte d'Ivoire à sa formule, le Ghana à sa formule, le Cameroun également, ce qui représente un coup dur pour nous", a-t-il relevé.

Le cacaoculteur ne chôme jamais

Membre de la coopérative Etsonenyo (demain sera meilleur) composée de 28 membres, YEBO est très actif et veille au bien-être des adhérents et affirme que le "cacaoculteur ne chôme jamais".

Suivre la première partie du reportage vidéo sur Eric YEBO

"Tous les produits de la coopérative sont convoyés dans un grand magasin appartenant à la coopérative. La marchandise est ensuite transportée vers l'Union des coopératives des producteurs de café et cacao du Togo. L'Union en retour la revend ensuite aux exportateurs", explique –t-il.

"Selon nos calculs près de 30% de nos productions vont dans les transports et cela c'est à cause du mauvais état de nos pistes", regrette le planteur.

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Toutefois, il espère qu’avec la visite du ministre BATAKA et de toute sa délégation qui ont eu droit aux explications sur la production jusqu’à la commercialisation  du cacao serait sans doute, un début de solution pour toute la filière dans la région.

Après la visite de la plantation du cacao, M. BATAKA a mis le cap sur d’autres plantations de café et des échanges avec d’autres acteurs de la région. Les attentes de cette visite sont énormes et les planteurs espèrent y voir bientôt les premières retombées.

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De notre envoyé spécial à Tové Avénémé, Thomas K.

 

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