Kokou Bognon BALO

Il a réussi le pari unique en ayant le marché en poche avant de se lancer dans la production de deux espèces de champignon : les pleurotes blancs et les pleurotes rouges.

"Je suis allé voir les services traiteurs, les hôtels, les bar-resto et j’ai constaté que la demande est très conséquente mais tous s’approvisionnent depuis Lomé. C’est là que j’ai décidé de démarrer ma production sans crainte dans le quartier Tégbé (200 m du goudron)", a-t-il confié.

Rêve de devenir autonome !

Il témoigne qu’à ses débuts, il procurait des semences auprès des semenciers à Lomé, la capitale.

Mais aujourd’hui, il s’est lancé dans la production des semences avec la souche de champignon mère qu’il commande depuis le Ghana voisin.

"Je vends le kilo du champignon frais à 2500fr et celui du séché à 15.000fr. Pour le compte de l’année 2018, j’ai investi 700.000fr et à la fin, je me suis retrouvé avec un bénéfice net de 600.000fr", s’en félicite-t-il.

Ce qu’il faut savoir sur le processus de production

BALO en plein ouvrage

Le champignon avertit-il est une production très sensible à faire avec précision surtout au moment de l’ensemencement. Les matières premières sont la semence, la paille de riz, la sciure de bois, le son de riz et la chaux vive.

On met les pailles de riz dans les tonneaux puis on verse de l’eau dessus. Ensuite, on laisse reposer pendant 48h. Après ce temps, on y ajoute le mélange du son de riz et de la chaux vive et faire passer le tout au feu.

Le feu sert à neutraliser tous les virus greffés sur la paille afin d’éviter le risque de contamination de la production. Après la mise au feu, on le laisse dans le tonneau pendant 72 heures avant de passer à l’ensachage avec les semences.

Actuellement, il y a plus de 4000 espèces de champignons et quasiment 2000 dans la nature.

Puisque le composte est très riche, ces autres espèces viendront se poser là-dessus en cas de manque de vigilance et ce ne sera plus du vrai champignon.

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À l’ensemencement, on utilise un cache nez et c’est le moment où il est même interdit de parler histoire de ne pas contaminer le compost à mettre dans la salle d’incubation à fermer hermétiquement pendant deux semaines.

En fin, on le ressort vers la salle de fructification où il faut de la lumière pour que ça se développe normalement. Dans l’intervalle de 30 jours, vous aurez vos jeunes pousses. C’est tentant n’est-ce pas ?

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De nos envoyés spéciaux à Notsé ANANI Etsri & SANDALI Palakiyêm

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