Il s’est lancé depuis 2012 dans l’élevage des poules pondeuses d’abord à Ségbe puis s’est définitivement installé à Tovégan (60 km de Lomé) avec une ferme de 2000 poules pondeuses.

L’équipe du journal Agridigitale a rencontré Hervé qui se dit très convaincu d’avoir trouvé le bon filon pour devenir riche et s’épanouir.

"Tout compte fait, vous avez au moins 300.000Fr. CFA par mois, ce que ne gagne pas un fonctionnaire. Avec 6.000.000 on peut commencer l’élevage de 1000 poules pondeuses", lance –t-il. 

Mais le job a des exigences, oui des exigences à découvrir dans la première partie de ce dossier.

D’abord les poussins

La plupart provient du Ghana ou de l’Europe où les gens font la commande. Mais depuis 2010, il y a une société qui produit les poussins d’un jour avec des œufs hollandais qu’on incube ici pour sortir les poussins.

Nous avons également des incubateurs locaux qui sont sur le campus de Lomé. Ce sont ces poussins que les gens achètent pour élever pendant un certain nombre de temps avant de commencer par avoir les œufs.

Le prix d’un poussin varie entre 750 et 850Fr pour les incubateurs locaux et de 1000 à 1100Fr pour les importateurs.

Un travail méticuleux

Le travail de pondeuse est un travail de longue haleine et de fourmi parce qu’il faut être méticuleux sur les détails. Quand nous recevons les poussins, nous les mettons dans la poussinière; c’est une construction spéciale dans laquelle on élève les poussins où il faut du chauffage pour la maintenir à une température normale pour éviter les décès.

Parce que les poussins n’ont pas encore sorti de plumes. Avant d’y introduire les poussins nous faisons le vide sanitaire qui consiste à désinfecter les lieux avec de l’eau de javel et autres désinfectants.

Ils sont élevés jusqu’à deux mois. Ensuite, on les amène dans le poulailler où ils vont passer entre deux et quatre mois avant de commencer la ponte. 

Avec les poussins de un jour, il faut attendre 4 à 6 mois pour avoir les premiers œufs. Il y a des normes à respecter si non les poules peuvent être précoces, c’est-à-dire qu’elles vont commencer par pondre plus tôt que prévu et à la longue elles ne pourront plus pondre de gros œufs bien calibrés.

Chaque phase son alimentation

C’est les mêmes ingrédients qu’on utilise à toutes les phases mais on joue sur la variation des taux de protéine ou d’énergie selon les phases. Les poussins traversent trois phases.

Il y a la phase de démarrage qui dure de 0 à deux mois. Ensuite la phase de croissance de huit semaines à 16 semaines. Et la phase poulette ou poule pondeuse qui débute au plus tard à la 18ème semaine.

Les aliments de la phase de démarrage et de poule pondeuse sont riches en protéines alors que les aliments de croissance sont riches en énergie.       

La provenderie

Depuis longtemps, chacun fabriquait ses aliments composés de maïs, du son cubé, de la farine de poisson, du soja, des concentrés… Il y a des moulins spécialisés qu’on appelle des provenderies qui permettent de bien mélanger tous ces aliments pour assurer l’homogénéité. Mais tout récemment il y a des fabricants d’aliments qui sont venus s’installer. C’est une bonne chose parce que la plupart du temps c’est l’alimentation qui nous embête

Tout sur la récolte, les chiffres, les revenus et les marchés dans la deuxième partie du dossier encore plus palpitant et excitant le vendredi prochain.

3 Contribution(s)

  1. Ali essossimna say:

    Merci pour les publications.

    04/08/2018 20:06:05
  2. Pierre DORKENOO say:

    C'est plutôt le contraire. Les poussins et les poulettes on besoin de plus de protéines pour la croissance alors que les poules en phase de ponte ont besoin de plus d'énergie.

    03/08/2018 20:29:10
  3. DJONNOU Essoklina say:

    Courage à vous le meilleur reste à avenir

    03/08/2018 13:33:04

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