Lukman Yussif

Lukman Yussif, Coordonnateur du projet de développement des associations communautaires du Ghana (GDCA) en séjour à Lomé a confié à agridigitale que son pays a pris pour modèle le Togo pour régler à son tour, les fâcheuses conséquences de la transhumance.

Il s’agit notamment des conflits violents entre les communautés agricoles et les éleveurs peuls qui se sont généralisés ces dernières années faisant des victimes et déplacés.

"L’activité de la transhumance au Ghana est encore à un stade très critique, car elle n’est pas très organisée en ce sens que les mouvements des transhumants au Ghana et hors du pays ne sont pas très coordonnés, comme c’est le cas au Togo où tout est bien régulé", témoigne Lukman.

Bien qu’il existe des points d’entrée approuvés dans le nord du Ghana,  Lukman déplore que les transhumants préfèrent utiliser les points d’entrées non approuvés.

"Dans ce processus encouragé par la porosité de nos frontières, les animaux se promènent dans les champs des paysans et par endroit, ils se retrouvent en concurrence avec les communautés autochtones pour l’eau", souligne-t-il.

Pour lui, la transhumance au Ghana nécessite une attention particulière de la part de toutes les parties prenantes, de manière à ce que le pays puisse en faire une source de revenu et en tirer un maximum de profit.

"J’ai constaté que le Togo a tout d’abord identifié tous les acteurs clés, les points d’eau disponibles et les infrastructures qu’ils ont déjà et ce qu’ils n’ont pas encore pour s’assurer que les conflits liés à la transhumance soient réduits au minimum. Ensuite, ils ont essayé de mettre en place un plan national de gestion de la transhumance qui regroupe tous les acteurs impliqués dans le processus à travers une plate-forme de coordination où les responsables se rencontrent pour collaborer. Je pense que nous devons faire pareil chez nous au Ghana", suggère-t-il.

Pour réduire les conflits liés à la transhumance que connait actuellement le Ghana, Lukman compte énormément sur les hommes de média.

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"La contribution des journalistes à la gestion de la transhumance, en particulier à la réduction des conflits, est très importante car ils doivent faire de manière à ce que les populations soient mieux informées de ce qui se passe sur le phénomène de la transhumance", exhorte-t-il.

Lukman Yussif invite les médias à consacrer des reportages de manière responsable afin de ne pas amplifier les passions qui peuvent générer des conflits entre autochtones et éleveurs nomades à la recherche de pâturages pour leurs bétails.

Encore une fois, la responsabilité sociale du journaliste est engagée pour aider à sensibiliser l’opinion publique de sorte à régler cet épineux problème de société qu’est la transhumance.

1 Contribution(s)

  1. Wega komi say:

    Bonjour. Je trouve ingénieux vos eff

    26/02/2019 22:06:41

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