Ces compétences ont été renforcées et recyclées lors des visites d’échanges dans d’autres pays pratiquant la maitrise de l’eau tels que la Chine, le Vietnam, le Sénégal.

« J’ai formé plus de 100 coopératives maraichères dans les cinq (05) régions du Togo à travers le MAEH pour la mise en œuvre de l’opération pilote de micro irrigation. Au cours de la même période, plus de 300 kits d’irrigation ont été installés pour la production maraichère », a-t-il indiqué.

Outre les formations, Ashraf a mis en place une unité de démonstration sur les techniques d’irrigation dans la région centrale. Un carnet de commandes assez bien rempli.

Toujours entre deux avions, le jeune togolais est sollicité un peu partout dans le monde pour son expertise, notamment pour la fourniture du matériel d’irrigation ainsi que son installation.

« Mon challenge pour le secteur de l’irrigation, c’est d’arriver à rendre les technologies d’irrigation accessible et à moindre coûts aux différents utilisateurs pour les rendre indépendant de la pluie », confie –t-il.

Un vrai modèle de réussite pour ce jeune patron de IRRITECH TOGO. Entre un sourire qui traduit son brillant succès et un petit salamalec en hébreux, Ashraf s’ouvre à agridigitale dans cet entretien exclusif.

Agridigitale.net : De quoi a-t-on besoin pour mettre en place un dispositif pour irriguer son exploitation?

Ashraf KPEKPASSI-A : Pour mettre en place un système d’irrigation, il y a au moins quatre (04) paramètres auxquels il faut penser :

  • La source d’eau, elle peut être un puit, un forage, une rivière ou une retenue d’eau ;
  • Le choix du système d’irrigation le plus approprié en fonction de la spéculation et la capacité de sa source d’eau (immersion, aspersion, goutte à goutte) ;
  • Le type de spéculation (le verger, les cultures maraichères, vivrières)
  • La taille de son exploitation car des actions adéquates seront menées en fonction de la superficie de son exploitation.

De ce qui précède, nous dirons simplement que pour mettre en place un dispositif d’irrigation, il faudra posséder : une source d’eau intarissable, le matériel d’irrigation et les intrants agricoles nécessaires. En fonction du type d’irrigation, le kit pour irriguer une superficie de 500 m² varie de 90.000 à 130.000 f cfa pour l’aspersion et de 200.000 à 250.000 f cfa pour le goutte à goutte.

Agridigitale.net : Comment devient-on un professionnel d’irrigation ?

Ashraf KPEKPASSI-A : Pour être professionnels de la maitrise de l’eau, il faut avoir des connaissances théoriques et pratiques dans les domaines de l’hydraulique, l’agronomie, la géo hydrologie, l’environnement et d’autres sciences connexes.

Ces formations existent de manières introductives au Togo. Pour être spécialiste, il faut une formation approfondie et spécialisée à l’extérieur dans les universités du Maghreb (Maroc), Européennes, Américaines ou Israéliennes.

Cependant nous avons au Togo des centres et entreprises qui font des formations à la carte dans le domaine de l’irrigation et de la production agricole. Pour permettre aux publics intéressés d’apprendre et de pratiquer l’irrigation.

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