Le PM KLASSOU fixe un nouveau cap

Résumant cette présentation, il ressort que la politique agricole et les actions à mener  dans le secteur sont une continuité d’une volonté manifeste depuis ces dernières années : transformer ce secteur au Togo afin d’en faire un secteur à forts potentiels de valeurs ajoutées et d’emplois pour une croissance soutenue et durable.

Le Gouvernement se fiera donc au Programme National de Développement (PND) plus précisément à son deuxième axe qui préconise le développement des pôles de transformations agricoles, manufacturières et d’industries extractives.

Toutefois, il compte sur les réformes et la synergie d’actions principalement à l’incitation de l’entrepreneuriat et au développement des entreprises pour y aboutir.

Les grandes actions du gouvernement dans le secteur agricole

La relance du secteur agricole née au lendemain de la reprise de la coopération au Togo a apporté de progrès remarquables dans ce secteur.

Ainsi, des programmes à l’instar de la SCAPE, la SRPA et du PNIASA se sont succédés dans la première décennie de cette relance.

Les populations bénéficiaires de l'agropole pilote

Depuis 2016, une nouvelle phase a été amorcée au pays, axée sur la transformation du secteur avec de nouvelles donnes. Cette phase déclinée dans le PNIASAN et logée dans le PND comporte des actions phares en cours de concrétisation au Togo.

Le développement des agropoles est un outil phare choisi par le gouvernement pour une mutation profonde du secteur agricole à travers le soutien à la transformation des produits agricoles par la multiplication des PME-PMI.

A cet effet, 10 agropoles seront implantées dans les 15 prochaines années sur toute l’étendue du territoire. Mais déjà l’agropole pilote de Kara qui compte créer près de 25 000 emplois est en pleine concrétisation.

Pour la professionnalisation du secteur, les Instituts de Formation pour l’Agro Développement IFAD se sont révélés efficaces pour recadrer la formation et répondre à l’adéquation formation emploi dans le secteur.

Deux IFAD sur les dix prévus sont déjà lancés. Le premier, celui de Elavagnon dans la région des plateaux, spécialisé dans la formation aquacole et le second, celui de Barkoissi un peu plus au nord à près de 600 km de Lomé dans la préfecture de l’Oti formera en technique d’élevage.

Intervenu pour un changement de paradigme, le Mécanisme Incitatif de Financement Agricole basé sur le partage de risques (MIFA) compte mettre fin aux nombreuses difficultés liées au financement du secteur avec une approche axée sur les chaînes de valeur.

Pendant 6 mois, 7 sites répartis sur toute l’étendue du territoire ont servi de pilotes lors de sa phase d’implémentation.

 Au plan institutionnel, plusieurs mesures ont été prises pour favoriser l’investissement privé, la gestion et la capitalisation des de grands acquis des réformes.

Entre autres, se trouvent la recherche d’un contexte approprié au programme des agropoles et la création de la structure de gestion qu’est l’Agence de Promotion et Développement des Agropoles au Togo (APRODAT) comme structure devant porter la mise en œuvre du programme. La mise en place du personnel de l’APRODAT est en cours et bénéficiera de renforcements de capacités.

L’appui à la société mixte qui sera chargée de la promotion et de la gestion de l’agroparc de Kara et de l’amélioration du cadre règlementaire et institutionnel en faveur des investissements privés y est aussi programmé.

Les résultats attendus

A travers ces actions précitées et mises en œuvre par le gouvernement togolais, il est attendu au Togo, l’atteinte de la sécurité alimentaire, l’équilibre de la balance commerciale agricole et l’augmentation  des recettes générés par l’exportation des produits agricoles notamment les produits transformés.  

Plus concrètement, d’ici à 2022, il y est attendu une amélioration de la productivité agricole de 10% en moyenne par an, un taux de pauvreté en milieu rural en dessous de 50% et une réduction de 3% du nombre d’enfants de moins de 5 ans soufflants de malnutrition aigüe.

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