Tchala Olowo-N’djo, fondateur et directeur exécutif de l'ONG ALAFFIA.

Tel est le nouveau défi intégré dans un partenariat public privé tripartite signé ce jeudi à Lomé entre le gouvernement togolais, l’ambassade des Etats-Unis d’Amérique et le groupe Ecobank Transnational Incorporated(ETI).

Mike Pryor, directeur section affaires publiques de l’ambassade des États Unis au Togo explique qu’une entreprise sociale, "est une organisation qui combine le dynamisme, l’accès sur le marché et le résultat avec la mission sociale d’une association pour améliorer le bien-être de sa communauté".

ONG ALLAFIA, un modèle

Créée en 2003, ALLAFIA exporte sur le marché américain, des produits cosmétiques et de santé naturelle à base du Karité. Son modèle qui fait rêver au niveau de l’ambassade des Etats-Unis au Togo est divisé en deux parties. Primo, fournir du travail aux populations. Secondo, réinvestir dans la communauté.

"Depuis seize ans que nous avons commencé, on construit chaque année, deux à trois écoles au Togo dans les zones qui nécessitent. Sur le plan environnemental, on plante des arbres et dans le domaine de la santé, nous apportons aujourd’hui, des assistances à près de 300 centres de santé principalement dans la région centrale", dévoile Tchala Olowo-N’djo, fondateur et directeur exécutif de l'ONG ALAFFIA.

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En vue de faire connaitre aux entreprises togolaises leur responsabilité sociale afin qu'elles puissent contribuer durablement à l'amélioration de la situation sociale, environnementale et économique du pays comme cela se fait actuellement par l’ONG ALAFFIA, une conférence internationale de deux jours se tient actuellement à Lomé.

Il s’agit pour les organisateurs de mettre en exergue l'écosystème de l'entreprise sociale au Togo, proposer des pratiques de responsabilité sociale des entreprises, créer un cadre juridique et des politiques favorable au développement des entreprises sociales et la responsabilité sociale des entreprises au Togo.

"Il est important pour le Togo de se doter d’un arsenal juridique sur la question de l’entreprenariat social parce que d’abord, il faut encadrer le secteur, ensuite, identifier les avantages et les responsabilités juridiques d’un entrepreneur social", indique Eric Matofam Tamandja, secrétaire permanent de la coalition nationale pour l’emploi des jeunes.

Selon la convention tripartite, des groupes de jeunes entrepreneurs seront invités à suivre des cours en ligne guidés par les experts de l’ambassade des USA sur l’entreprenariat social.

Après, ils vont prendre leur certificat pour aller au centre de ressources pour les entrepreneurs sociales au niveau de la coalition nationale pour l’emploi des jeunes où ils seront renseignés sur les ressources disponibles au niveau du gouvernement à leur endroit.

"Finalement, il y aura un programme de mentoring avec le personnel d’Ecobank en fonction des besoins de chaque entrepreneur. C’est un programme très approprié qui consiste à mettre ces jeunes en relation avec celui qui peut les aider à réaliser leur potentiel comme entrepreneur social", clarifie Mike Pryor.

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ANANI E.

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