Noamessi Kpodja, Technicien à ICAT-Agou

Dans la préfecture d’Agou (105 km de Lomé)  où il a déjà contribué à organiser une trentaine de coopérative, Noamessi, passionné en organisation agricole depuis 2012 affirme à Agridigitale "que la vie en coopérative fait énormément du bien aux producteurs".

"D’abord, vous apprenez à vivre ensemble, à parler en communauté. Ensuite, vous pouvez commander les intrants en groupe et bénéficier de diminution. Vous apprenez également les bonnes manières et les bonnes techniques de travail pour mieux faire afin d’améliorer le rendement et à s’organiser au niveau du marché pour avoir plus de bénéfice", a-t-il indiqué.

La caution solidaire

On se dit que toute la coopérative ne va pas fuir.  Du coup, il y a autour de la chose, une solidarité qui rassure les financiers. Il est vrai que si on veut octroyer de crédit, c’est au besoin de chaque membre de la coopérative,  mais, si un individu est défaillant, le groupe doit faire en sorte que le crédit soit remboursé. Dans ces conditions, l’accès au financement est plus facile.

Plus fort en collectif

Il est difficile de trouver de marché  individuellement. En coopérative, quand les producteurs vont finir de produire, ils peuvent rassembler leurs produits pour commercialiser en groupe.

Ainsi, on aura des centaines, voire de milliers de  tonnes et comme ça quand il faut chercher des débouchés à l’extérieur, les preneurs  interviennent pour prendre la production en gros.

Et ce faisant, ils gagnent plus d’argent par rapport à ce qui se fait individuellement en amenant au marché où le prix n’est pas toujours intéressant. Après la vente, l’effort que chacun aura à fournir, c’est ça qui va déterminer son bénéfice.

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