Il s'agit de Bassalé Adjoa, cette dame de la cinquantaine à Koroukou dans le canton de Tchamonga, préfecture de l’Oti. Pour la visiter, il faudra parcourir 550 km à partir de Lomé pour arriver à Mango avant de continuer sur une soixantaine de Km dont plus de 40 en piste rurale bien poussiéreuse en passant par Mogou et Nadaga.

"Avec plus de 10 ans de carrière dans la cotonculture, je n’ai jamais fait faillite depuis que j’ai commencé ", précise-t-elle à l’équipe d’Agridigitale. Adjoa, cette dame qui ne connaît ni son âge, ni son numéro de téléphone vient encore de gagner près d’1 million et demi comme profit après pratiquement 8 mois d’activités.

"Quand j’ai remboursé mon forfait, il me reste encore 1.510.000 F cfa",  a-t-elle confié.

Le million mérité

Les millions d’Adjoa, elle ne les a pas gagnés par le biais de la loterie. Elle les a plutôt eus à la sueur de son front. Avec une exploitation de 4 hectares, elle a sorti pratiquement 8 tonnes de coton graine, ce qui équivaut à un rendement de 2 tonnes à l’hectare très loin de la moyenne nationale qui avoisine difficilement la tonne.

«Je sème à temps, je fume à temps et j’entretiens bien mon champ», raconte-elle comme secret de sa réussite.

Adjoa en chantier

Adjoa est veuve. C’est elle qui supporte toutes les charges de la famille. Avec le revenu du coton, elle a monté un petit commerce et survient largement aux besoins du ménage. Cela ne s’arrête pas là.  Pour faire tâche d’huile, elle a lancé un chantier de construction d’une «maison en dur» a-t-elle appuyé pour signifier que la maison est construite avec du ciment contrairement aux constructions en argile qui dominent dans les fermes.

Elle explique que les profits réalisés dans la production du coton se donnent en bloc et permet de réaliser quelque chose de concret.

Rêve grand

Adjoa n’a pas l’intention de se limiter aux unités de millions qu’elle gagne chaque année. "Je compte agrandir mon exploitation d’un hectare pour la campagne 2018-2019.  Elle espère un jour compter plusieurs millions de «coton cfa».

L’obstacle majeur qu’elle voit devant et dont elle en souffre déjà, c’est le manque de main d’œuvre ou de matériel agricole pour les travaux. «Dès fois, tu as l’argent pour payer les prestations, mais tu ne trouves pas de métayers», explique-t-elle.

 

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