Véhicule de transport de marchandises renversé au nord-Togo (crédit photo agridigitale)

Les véhicules de transport de marchandises sont dans la plupart des cas, ceux à qui sont attribués ces accidents. A part le fait qu’ils occasionnent des accidents, ils sont aussi victimes de ces accidents.

La route : une des causes

Les accidents des gros véhicules sont souvent causés par l’état de la route. Soit la route est bonne, et les chauffeurs de ces véhicules filent et s’oublient, ou la route n’est pas bonne et dans les gymnastiques, ils coulent.

Le relief accidenté à certains niveaux des tronçons font que les routes sont rétrécies. Si on ne prête pas attention à tout ceci, il n’y aura que des accidents.

Amadou Diarra, conducteur burkinabè de véhicule poids lourd a vu sa remorque renversé après qu’il ait voulu cédé le passage à un autre véhicule lors d’un croisement.

"La route n’était pas assez large pour que nous deux passions au même moment ; moi j’ai voulu serrer à ma droite pour lui laisser le passage quand ma remorque s’est renversée", explique-t-il.

Important dégât matériel

Les accidents des véhicules de transport de marchandises laissent souvent la vie sauve aux occupants.

Cependant les dégâts matériels sont d’une importance capitale. Selon le type de marchandise que le véhicule transporte, elle peut être récupérable ou pas.

Les accidents de circulation des véhicules de transport de marchandises hors agglomération sont aussi des occasions pour les voleurs.

Ceux-ci vont même jusqu’à braquer le conducteur et les occupants avec des armes. Amadou transportait des ballots de pagnes. Il a eu l’accident à 3 km de la sortie de la ville de Sokodé.

Certains jeunes se sont portés volontaires pour l’aider. Aussi, deux gendarmes ont été mis à sa disposition pour la sécurité des marchandises et la régulation de la circulation.

Et pourtant, il a remarqué la disparition de certains ballots. Selon des riverains, il doit faire l’effort pour vite recharger les marchandises sinon, les ballots disparaîtront un à un.

L’assurance exige trop de formalités

Amadou n’a pas connu assez de dégâts. C’est la carrosserie qu’il va arranger. Mais il doit faire demi-tour pour le faire à Lomé. Déjà, le soudeur qui passera faire les premières retouches pour le voyage sur Lomé réclame 50.000 Fcfa.

Quant à la propriétaire des marchandises, elle s’entendra avec le propriétaire du véhicule pour se partager les pertes ; il n’est pas question d’attendre l’assurance.

"L’assurance exige trop de formalités ; si je dois attendre qu’elle nous dédommage, je passerai encore des jours ici et nous perdrons plus que ce qu’elle va nous rembourser", ajoute-t-il.

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