Cette biomasse nécessaire pour la biométhanisation sert non seulement à produire du courant électrique mais aussi des engrais organiques.

Pour comprendre comment ça marche, rendons-nous ce samedi à Maribor en Slovénie, champion dans la biométhanisation.

La région abrite une usine de la biométhanisation construite sur 2ha par le géant Siemens au groupe Organica, spécialisé dans la biothénanisation et la production d’engrais biologique.

Organica produit 4Megawatt d’énergie électrique par jour à partir de 100tonnes de résidus agricoles ou sylvicoles.

L’investissement a coûté 17 millions d’euros amorti sur 10 ans. Une affaire juteuse qui peut aussi marcher en Afrique, en particulier au Togo.

Surplace à Maribor, un togolais, Lambert Nayanté, patron du groupe Calafi est en visite d’inspection depuis quelques jours, pour non seulement comprendre le principe mais aussi, convaincre les investisseurs à promouvoir la technologie au Togo.

"La biométahanisation produit de l’électricité et pourra solutionner la carence en énergie électrique de nos pays et faire de l’agriculture une source de production d’énergie. Après la récolte, nos champs sont toujours remplis de débris agricoles. Ces restes en lieu et place qu’ils soient brulés et causés des incidents peuvent servir à éclairer les ruraux", a-t-il expliqué à Agridigitale.

Il ajoute que "les paysans pourront vendre ces restes issus de l’agriculture et embellir leur pouvoir d’achat et les engrais issus du processus seront moins nocifs que les engrais chimiques,  une véritable aubaine pour les agriculteurs".

La Biométhanisation, c’est quoi exactement ?

Le principe de la biométhanisation est simple. Les déchets convoyés à l’usine sont  broyés et stockés dans un lieu d´accueil. Ensuite, ils sont  accumulés pendant 21 jours à 55°Celcius dans un digesteur, une cuve de 30.000m2 où a lieu la fermentation.

Cette fermentation produit du gaz, du méthane.

Ce gaz est transformé par quatre moteurs en électricité et en chaleur. La chaleur est valorisée directement sur place pour séchage des récoltes ou des boues d´épuration ;  le chauffage où la climatisation des locaux.

Tous ces avantages doivent encourager le gouvernement  à soutenir la filière de la biométhanisation par l´augmentation de la production agricole.

Quel est vraiment son intérêt ?

Alors, l’un des problèmes récurrents que nous relevons du monde rural de nombreux pays africains est aussi leur défaillance à couvrir des besoins en électricité pour la promotion d´entreprise en milieu rural pour la semi transformation et la valorisation des produits agricoles, soit en raison d´absence de réseau soit en raison de la faiblesse du réseau de distribution.

L´alternative émanant de l´agriculture intelligente peut y remédier. Il s’agit de la Biométhanisation.

En effet, si la biométhanisation a le mérite d'être une filière de production d'énergie à partir de sources d'énergie renouvelables, sa contribution au développement durable dépasse largement cette unique plus-value.

En premier lieu, elle constitue une source de diversification pour le monde agricole. Elle s'avère bien adaptée aux techniques agricoles actuelles et améliore la valeur agronomique des effluents.

Elle touche aussi l'industrie agro-alimentaire où le potentiel d'exploitation de telles unités est élevé aussi bien économiquement, grâce aux possibilités d'auto-consommation de l'énergie produite, que techniquement grâce à la constance de la composition et du flux des matières premières entrant dans le digesteur.

Enfin, elle peut  jouer un rôle dans le cadre de la protection de l'environnement via la production de fertilisants biologique pour l´Agriculture

Il s´agit ici de penser à la valorisation des déchets organiques issus de l´agriculture qui sont la plupart des cas brûler sans retombées économiques pour le pays.

Cette nouvelle usine construite par Siemens en Slovénie pour Organica Group à 17millions d´euros entièrement amorti sur 10 ans  permet de valoriser 30,000t de déchets organiques et de produire 3.750 MWh(Mégawatt heure) d´électricité pour la consommation de 15.000 ménages. 

Le surplus est réinjecté sur le réseau.  Enfin le «Digestat» c´est à dire ce qui reste après le procédé de fermentation est composté et valorisé en engrais, environ 18.000 tonnes par an  pour les besoins de l´agriculture vendu entre 250 et 300 euros la tonne, ce qui fait environ 2,7 milliards F.cfa.

1 Contribution(s)

  1. Alayi Ekpahou say:

    A mon actif, je possède deux projets dont: 1-installation des sanitaires ecologiques dans des carrefour.pour fabriquer le biogaz et le reste pour l agriculture. 2- achat des tubercules d ignames en vue de transformer en tranche dans les sachets.

    22/09/2018 16:52:55

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