La conservation difficile du manioc à l’état frais a abouti au développement de plusieurs systèmes de transformation pour assurer l’utilisation durable du produit.

Gléi – Kotokopé : royaume des cossettes

Une observation spontanée sur la nationale N°1, du paysage et de l’environnement de la zone située entre Gléi et Kotokopé (peu avant Atakpamé, 150 km de Lomé) laisse voir une présence remarquable du manioc.

A côté de certains champs situés le long de la route, se trouvent les cossettes et les épluchures du manioc tantôt séchées sur la bitume, tantôt en vente sur les étalages.

Les cossettes sont vendus en bassines pour un montant relatif à la taille de la bassine et compris entre 1.500 et 3.000 F cfa. Les épluchures sont mises en sacs et vendus à 1.500 ou 2.500 selon aussi la taille du sac.

Les habitants de cette zone maîtrisent eux-mêmes les systèmes de transformation du manioc. La commercialisation et la transformation du manioc constituent une importante source de revenus pour la communauté.

Gléi : point focal du manioc dans la zone

Si à Gléi, la production est aussi suffisante pour alimenter la transformation, les transformateurs de Kotokopé et ses environs font des fois recours au marché de Gléi pour l’approvisionnement en matières premières.

Outre les cossettes et les épluchures de manioc, on y produit du gari et du tapioca qu’on ne retrouve pas sur les étalages.

Le manioc est cultivé dans plusieurs continents au monde et se révèle moins exigeante en conditions pédologiques, hydriques et en soins. Au Togo, il est plus cultivé dans les régions du sud.

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