Bonne arrivée à Abatchang

Pour y arriver, il faut parcourir une dizaine de km en piste rurale à partir de la nationale N°1 au niveau de Lama-Tessi.

Agridigitale a visité la ferme, moins d’un an après la pose de la première pierre par le président, Faure Gnassingbé.

"C’est un travail impressionnant abattu en temps record par les experts égyptiens et togolais", a constaté le reporter du journal.   

L’ambassadeur d’Egypte à Lomé, Mohamed Karim Sherif projette dans les prochains jours une journée porte ouverte sur la ferme afin d’exposer les premiers résultats des expérimentations.

"Il faut travailler tranquillement et laissez parler son travail", a-t-il confié en toute humilité.

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Plus de réalisations que de folklores

Contrairement au standing où peut abriter une grande équipe, signe de la lourdeur administrative, il n’y a qu’à la FAMETA, tout ce qu’il faut pour une ferme.

L’administration et les paperasses ont laissé la place à un magasin de stockage équipé d’une aire de séchage, des tracteurs et autres équipements agricoles, une retenue d’eau et des cultures qui occupent pratiquement le reste de la ferme à une perte de vue.

A FAMETA, le soin accordé aux travaux agricoles et l’image des cultures dont certaines comme le maïs en comparaison à celles observées dans la plupart des champs ordinaires, sont le reflet d’un travail sincère qui ne peut aboutir qu’aux chiffres publiés par le centre.

Au-delà de la recherche

Au-delà du principal objectif du centre qu’est l’expérimentation pour booster la production agricole au Togo, c’est une bonne impression qu’on peut retenir de la visite d’un site où égyptiens et togolais sont tous à l’œuvre, où on touche du doigt la concrétisation des emplois créés pour les riverains majoritairement des femmes qui gèrent la plupart des activités agricoles.

Le but étant de contribuer au renforcement de la recherche agricole et à l’amélioration de la productivité au Togo.

Les principales valeurs cibles à atteindre au niveau du centre sont relatives aux filières maïs avec un rendement attendu de 9 tonnes à l’hectare contre 2 en moyenne nationale ; 8 tonnes à l’hectare pour le riz contre 5 actuellement au pays et une production laitière de 10 à 15 litres contre 5 au maximum actuellement.

Par ailleurs, la FAMETA a déjà fait pousser du blé jusque-là non encore cultivé sur le sol togolais. Pour cette culture, 5,5 tonnes sont attendus pour un hectare de production.

Les premières récoltes expérimentales sont effectuées avec succès et les deuxièmes sont attendues dans deux semaines. 

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