Lawson-Hetchely Fossou

Le paysan livre aux commerçantes 100 tubercules d’ignames à 35 mille F.cfa et ces dernières viennent en milieu urbain, revendre, 30 tubercules à 40 mille. 

Un petit calcul, elles gagnent jusqu’à plus de 100 mille alors que le pauvre paysan, n’a toujours rien et végète toujours dans la pauvreté.

Le Togo est l’un des rares pays qui suscite la curiosité vu que le kilo n’est toujours pas adopté et il est enfin temps d’agir plus vite.

Autre exemple. Beaucoup de commerçants togolais vont en Chine, précisément à Ganzhou pour acheter un certains nombres de biens et services mais n’y apportent rien en échange, si  ce ne sont des devises.

En gros, ils font sortir des milliards de devises chaque année, enrichissent la Chine et le Togo s’appauvrit encore plus.

L’économie nationale est tournée essentiellement vers l’importation ce qui justifie le déficit aggravant de la balance commerciale régulièrement pointé du doigt de manière récurrente par la banque centrale des Etats de l’Afrique de l’ouest (Bceao).

Lire aussi : Ça suffit, il faut que ça change !

Encore un autre exemple. La Compagnie énergie électrique du Togo (CEET) croule sur des ardoises importantes, tout simplement parce que, des équipements électriques (40% clonés selon l'Expert) souvent utilisés ne répondent à aucune norme.

Dès janvier 2019, la certification IEC deviendra obligatoire pour tous les équipements électroniques entrants au Togo pour réduire ces pertes économiques importantes. 

La liste est longue et interminable et il urge d’agir, d’aller vite et bien pour corriger une situation qui ne devrait pourtant pas l’être si le Togo applique et fait respecter les normes dans tous les secteurs d’activités.

En ce sens, les Normes labels TGN-ARS/ TGN/ISO etc. seront promus.

"Il faut qu’on se projette en avant pour rattraper les 58 ans de retard. On ne peut plus réinventer la roue, évitons le temps perdu. 58 ans d’amusement c’est bon, allons au travail", a conseillé mercredi à Lomé, Lawson-Hetchely Fossou, Expert International en qualité.

Il assiste la Haute autorité de la qualité et de l’environnement (HAUQUE) pour la mise en place des organes de l’Agence Togolaise de normalisation (ATN).

Au total, 16 comités techniques sont mis sur pied et devront adopter en 2019, en moyenne 250 normes.  Les comités techniques normalisation sont chapeautés par le conseil tehnique de normalisation dirigé par un bureau présidé par Edoh Ezou.  

Lire aussi : La qualité n’a pas de prix pour Kpakpo

"568 normes sont déjà homologuées par le Togo. Ce qu’on vous demande, c’est d'adopter les normes, pour qu’on aille vite et bien pour rattraper nos années de retard", a-t-il lancé aux participants.  

"C’est au Togo de savoir dans quel secteur il veut développer son économie et choisir les normes appropriées. On doit tout faire pour sortir ce pays de l’extrême pauvreté. Le niveau de vie va se relever et tout le monde trouvera son compte", ajoute –t-il.

L’expert Lawson-Hetchely pense que le Togo a trop perdu du temps dans l’adoption des normes mais mieux vaut tard que jamais.

"C’est lorsque le Togo va relever le niveau de vie des paysans qu’on aura une classe moyenne. Sinon, pour l’instant, la classe moyenne n’existe pas au Togo. Il faut créer de l’emploi et de la richesse et déjà, 4500 emplois sont en vue à travers l’adoption des normes", a-t-il fait savoir.

Une fois ces normes adoptées, des sensibilisations sont prévues à l’échelle nationale pour faire connaître les nouvelles mesures à toute la population, au milieu rural surtout.

"Le paysan qui produit son mil ou maïs  aura même l’avantage avec les normes de vendre son produit partout en Afrique avec une valeur ajoutée conséquente", souligne –t-il.

-------------

Visitez le site de ATN

Votre avis