Tout n'est pas si mauvais en Afrique

La médecine traditionnelle occupe alors une bonne place avec le recours à ce qu’il convenait d’appeler pharmacopée traditionnelle et plante médicinale.

"50% des produits pharmaceutiques actuels sont 70-80% à base d'essences ou molécules phyto (à base de plantes). Les autres 50% sont à base de synthèses chimiques de molécules phyto. La pharmacie est une arrière fille de la pharmacopée", explique Kpônou Tobossi, infirmier d’Etat et naturothérapeute.

Depuis Novembre 2011, M. Tobossi a mis sur pied, l’agence NFS-Togo pour faire profiter aux populations les bienfaits de toute une flopée de plantes médicinales sur la santé.

Il propose des médicaments à base des plantes médicinales et des compléments alimentaires susceptible de soigner les patients. Son seul regret, est que cette médecine traditionnelle n’est pas assez soutenue et encouragée.

"Je propose que l'État applique les recommandations de l'OMS en faisant former de façon académique les praticiens de la Médecine Traditionnelle en créant des masters (I et II) respectivement en nutrition et en botanique pour les détenteurs de licence en soins infirmiers et obstétricaux (Infirmiers/ères et Sages-femmes). Ce master II peut même déboucher sur un Doctorat en Ethnomédecine (Dr en Médecine Traditionnelle) et prévoir une spécialisation en Ethnomédecine pour les détenteurs de Doctorat en Médecine classique", a-t-il suggéré.

Il conseille aux praticiens de la médecine classique, que tout n'est pas si mauvais en Afrique, de revenir sur le sentier tracé par le père de la médecine HIPPOCRATE "Que ton aliment soit ton médicament et ton médicament ton aliment".

Aux patients, il recommande de se rappeler toujours que, la santé n'est ni à l'hôpital ni en pharmacie mais dans nos plats et tasses. Bref, la longévité est le résultat d'un processus de vie au naturel.

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