Elisabeth E. Pali-Tchalla

Sur les 23 pays producteurs de Karité dans le monde, le Togo occupe le 7ème rang. Ça veut dire que c’est une grande quantité qui y est produite. Mais aujourd’hui, c’est difficile de donner avec exactitude la part de contribution de cette filière non organisée au PIB Agricole. Une situation qui n’est pas du tout du goût de la présidente de la filière Karité au Togo.

"Les pays limitrophes sont en avance sur nous. Surtout au niveau de la transformation. Ils savent que la contenance en beurre de notre karité c’est 50%. C’est pourquoi ils viennent les siphonner. Mais, nous n’allons plus nous laisser faire", met-elle en garde.

Tout récemment, grâce à une étude menée par le ministère de l’environnement et des ressources forestières soutenue par la FAO, le Karité a été reconnu comme un produit de rente.  Et, Elisabeth veut s’en servir pour contribuer à gagner le pari de l’autonomisation économique de la femme rurale au Togo

"Depuis 2016, nous avons commencé par former les femmes qui sont désormais organisées en coopératives dans la région centrale, de la Kara et des savanes", confie-t-elle à agridigitale.

Elle informe également que dans peu de temps, avec son équipe, ils vont se mettre à planter d’autres arbres de Karité et protéger les anciens arbres contre le déboisement.

"Actuellement, nous sommes en quête d’investisseurs, de partenaires pour qu’ils nous aident à sortir du primaire pour aller vers l’industrialisation avec des outils de transformations pour que nos sociétés coopératives deviennent des sociétés qui contribuent effectivement au développement de notre pays", lance-t-elle.

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Selon elle, le Togo pourra sur 5 prochaines années, passé du 7ème  au 4ème rang mondial de pays producteur si la production nationale n’est plus siphonnée par les pays limitrophes (Ghana, Bénin, Burkina-Faso). Elisabeth E. Pali-Tchalla demande aux autorités togolaises de prendre des dispositions pour protéger la filière.

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