Chamsoudine AFODA

"Plus vous détruisez les ressources, plus vous manquez de pluies, plus les impacts des changements climatiques se font accroître. Si on se met à détruire les richesses des aires protégées, nos enfants seront obligés d'aller en occident pour voir un lièvre", prévient-il.

Pour lui, "les aires protégées constituent un sanctuaire qui permet de sécuriser la faune et la flore pour les générations futures, d’où la nécessité de bien les gérer".

Au Togo, l’ambition du gouvernement togolais est d’avoir 10% du territoire couvert d’ici 2020. Les aires protégées sont contre toute attente envahies par les communautés pour faire de l’agriculture, du pâturage etc.

Cette situation entraine la disparition de certaines espèces végétales et animales, la diminution de la couverture forestière, l’érosion des sols, mauvaise répartition des pluies.

"Le bol de maïs que vous achetiez à 1000 F peut vous revenir à 2000F parce qu’une pluie aurait manqué et la récolte n’a pas bien marché. Aussi, les plantes médicinales dont nous avons besoin, vous ne les trouverez pas dans les zones banales", alerte le commandant AFODA.

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Le couvert des aires protégées actuellement sécurisées au Togo grâce aux initiatives du gouvernement et des ONG est de 425.483ha, soit 7,5% y compris les parcs, les forêts classées et les réserves de faune

Ce taux de couverture contrairement au 10% du territoire national attendu, s’explique par la faible adhésion de certaines communautés locales échaudées par le mode de gestion antérieure des aires protégées surtout dans le complexe Oti-Kéran-Mandouri (OKM).

Les responsables du PRAPT ont alors opté pour la sensibilisation des populations afin qu’elles s’approprient le défi de la gestion des aires protégées. Une rencontre est ouverte depuis mardi à Sokodé (région centrale) dans ce sens.

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