Kossiwa TSIPOAKA milite pour la cause féminine

Passionnée de l’eau, de la jeunesse et des droits socio-économiques et politiques de la femme, elle a participé en décembre dernier à Entebbe(Uganda) au Youth Connekt Africa(YCA2018), une rencontre entre jeunes entrepreneurs pour échanger sur le leadership et le volontariat.

L’occasion a été pour elle de partager avec d’autres jeunes leaders africains l’expérience de son pays, une synergie instaurée par le PNUD pour créer une chaîne de valeur de la prospérité partout en Afrique.

Promotrice d’African Rural Water Pro, un Bureau d’Etudes spécialisé en eau et assainissement, Kossiwa TSIPOAKA se confie ce mercredi au journal agridigitale.  

Pour elle, "la terre est notre mère nourricière" ce qui, sans doute, détermine son engagement à mettre son génie dans la fourniture de l’eau potable au milieu rural.

Inspirée par son père

Si on en entend pas parler de femmes ingénieures, c’est parce qu’il y en a déjà pas des tonnes car les facteurs socio-économiques en ont fait un secteur pour homme!

Pour ma part, mon choix a été influencé par le fait que mon père (paix à son âme) était un ingénieur hydraulicien.

J’ai, très tôt, été attirée par ce métier en le suivant sur des chantiers et en voyant l’impact que cela pouvait produire directement sur les populations. Disons donc que j’ai été nourrie à la source.

Fournir l’eau potable, une passion !

Point d'eau potable réalisé par Kossiwa

Le milieu rural est le parent pauvre de l’accès à l’eau et l’impact de l’adduction d’eau est significatif et vous montre clairement le changement que vous apportez dans la vie des gens.

Voilà quelques raisons pour lesquelles notre bureau est résolument tourné vers le milieu rural et semi urbain. Mais avant tout, fournir l’eau potable est une passion !

Nous avons créé depuis quelques années l’African Rural Water Pro (ARWP) qui est un Bureau d’Etudes qui met son expertise dans le domaine de l’eau et de l’assainissement au service de tous les acteurs de ce sous-secteur.

Notre jeune équipe est passionnée de développement et l’accès à l’eau et à l’assainissement qui est un droit humain, reste sa préoccupation de tous les jours.

Nous avons mené, à ce jour, des activités dans les deux régions du sud-Togo (Maritime et Plateaux).

Parmi nos réalisations, on citera d’abord nos missions de contrôles et d’études, ensuite nos activités de coordination de projets, enfin l’appui et l’accompagnement que nous faisons aux collectivités locales dans le cadre de la mise en place de divers projet communautaire.

Nous visons à l’horizon 2030, un accès sécurisé à l’eau potable pour 90% des togolais et une expansion de nos activités en Afrique.

Aux femmes de surmonter  le complexe de sous compétence

Faire plus d'effort que les autres

Il faut d’abord surmonter mentalement le complexe de sous compétence que les collaborateurs provoquent volontairement ou non. Il faut aussi faire preuve de beaucoup de pédagogie et de patience pour que les interlocuteurs vous perçoivent telle que vous êtes.

Mais au-delà de tout, c’est par le travail que la différence se fait. Les doutes se dissipent et les regards deviennent admiratifs dès que vous avez fait la preuve de votre compétence.

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Travailler, Travailler et travailler. Mettre toutes les chances de son côté par le travail. Et n’oubliez pas que vous devriez en toute chose, faire deux fois plus d’effort que les autres.

A chacun de faire sa part !

Il faut une implication de tous les acteurs du sous-secteur de l’eau. Pour notre part, nous travaillons avec les communautés pour favoriser leur accès à l’eau.

Nous les appuyons dans le montage des projets et la recherche des partenaires financiers et les outillons pour une gestion pérenne des ouvrages.

Le public fait sa part mais nous nous rendons compte que ce n'est pas suffisant. Il est essentiel que chacun se batte, à un niveau ou à un autre, pour faire du droit à l'eau et à l’assainissement une réalité

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