Togbui Kokou AMENOUVOR FIATY II

Dans ce milieu essentiellement agricole, les populations ne pratiquent que des cultures de subsistance (maïs, manioc, igname, huile de palme, arachide et souchet).

Et pourtant, les terres fertiles existent et peuvent être mises en contribution pour de grandes fermes agricoles.

 "Il y a le père de famille qui a un vaste domaine qu’il morcelle à ses enfants. Ces derniers l’exploitent à minima et avec les phénomènes de la vente de terrain, décident de les brader", souligne Togbui, ancien fonctionnaire de l’Afrique Occidentale Française (AOF).

Puis survient poursuit-il, le double, triple vente avec à la clé des conflits fonciers difficile à gérer dans le milieu. Les bonnes volontés qui achètent ces terres pour exploitation (plantation de teck etc.) font face à tous les ennuis.

"Les paysans ne les laissent pas exploiter leur domaine paisiblement. Après la vente, une partie vient prendre l’argent et l’autre partie revient pour dire que ces personnes ne sont pas des vrais propriétaires. Ça créé énormément de problèmes. Ce qui fait que nous n’évoluons pas", dénonce-t-il.

Togbui qui fêtera ses 85 ans le 18 avril prochain appelle à un changement de mentalité. Il nourrit l’espoir d’une agriculture moderne destinée à la commercialisation afin d’amorcer le développement du milieu.

1 Contribution(s)

  1. Togbui DZIDZOLI DETU X say:

    Les autorités traditionnelles doivent s'impliquer davantage dans la lutte contre le phénomène de multiples vente en mettant dans la gestion de la. gouvernance traditionnelle des dispositifs de sécurisation des terrains vendus par les propriétaires et surtout faire vérifier le droit de propriété d'une façon rigoureuse avant de procéder à la signature des contrats de vente des terres dans leurs ressorts territoriaux. Disposer si possible un fichier des propriétaires terriens . les plans et l'identité des mandataires des collectivités.

    19/02/2019 18:20:41

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