CHANG Donghee

"Les togolais sont très motivés et très déterminés pour faire avancer le projet pilote du bassin de la Kara. La fondation sud-coréenne s’est engagée du côté de la Banque africaine de développement et de l’Etat Togolais pour la réussite des agropoles", confie M. CHANG à agridigitale.

SAEMAUL Undong apportera non seulement une cagnotte de 2,7 milliards F.cfa au projet de transformation agroindustriel (PTA-Togo) mais, se montre entièrement disponible à transférer tout son savoir-faire aux premiers bénéficiaires.

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"Nous n’apportons pas du poisson, mais des techniques qui permettrons aux populations de facilement pêcher elles-mêmes des poissons autant qu’elles veulent", lâche-t-il dans l'entretien qui suit.

Qu’allez-vous faire exactement ?

Dans le cadre du projet de PTA, la Fondation va partager ses expériences avec les premiers bénéficiaires. Nous sommes un mouvement de développement rural basé sur le changement de mentalité de la population.

Les activités consisteront à sélectionner des villages pilotes pour mener les activités de Saemaul. Au total, dix(10) villages seront sélectionnés pour bénéficier des formations de renforcement de capacités en développement communautaire.

Vers la fin l’année 2019, les deux meilleurs villages seront retenus suite à une évaluation multipartite. Et c’est avec ces deux villages que la Fondation travaillera pour faire éclore l’œuf du développement communautaire. 

Ce modèle pourrait être dupliqué dans d’autres villages pour le développement de tout le Togo

Votre présence va durer 5 ans. Et après ?

Le PTA-Kara, c’est sur cinq ans et après on n’a plus besoin de rester encore avec les communautés car elles auront atteint déjà un niveau de maturité et d’autonomie pour conduire leur propre développement.

Si ces populations adoptent vraiment notre approche, elles n’auront plus besoin d’aucune aide extérieure. Elles se sentiront confiantes en elles-mêmes à travers des microprojets.

Une approche vraiment innovante ?

Nous n’apportons pas des aides matériels. Autrement, nous n’amenons pas de poissons, mais nous apportons les techniques par lesquelles les populations arriveront facilement à pêcher elles-mêmes des poissons autant qu’elles veulent

Avec cette idéologie, il nous sera très difficile de dire nos attentes vu que nous ne sommes pas des bailleurs de fonds où les bénéficiaires ont un devoir envers eux. 

Par exemple au Sri-Lanka, nous avons commencé le Seamaul dans un village. Ils cultivaient des champignons de manière traditionnelle.

Mais, notre assistance leur a permis de se mettre en coopératives et actuellement leur champignon est devenu une marque et ils ont triplé leurs productions en trois ans.

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1 Contribution(s)

  1. WAHABOU Akilou say:

    j'apprécie beaucoup l'arrivée et l'idéologie de la fondation SEAMAUL,pour l'Acropole de kara et autres. car cela nous permettrons de gagner d'emploi pour nous jeunes sans emploi

    28/01/2019 07:14:57

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