Alassan Kpeziwezou rassure les producteurs

"Le besoin est là et c’est réel. Mais malheureusement, nous on vend le produit à l’état brut. Ce qui arrive actuellement comme en 2002 et en 2009, doit nous donner une leçon. Que ceux qui ont des moyens investissent dans les usines pour qu’on commence par transformer chez nous. Quand vous vendez seulement la noix, vous avez le quart de ce que vous pourriez gagner en vendant l’amande qui offre une plus-value quatre fois en termes d’employabilité et de gains", explique M. Kpeziwezou.

Pour lui, la solution pour être moins dépendante des fluctuations de cours imposés par l’Inde et le Vietnam réside dans la transformation.

Il cite en exemple, la Côte d’Ivoire, deuxième producteur au monde et premier en Afrique qui prévoit transformer la moitié de ses anacardes en 2020 et atteindre les 100% en 2030 comme le fait le Brésil.

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Revenant sur le prix bord-champ qui a dégringolé en Côte d’ivoire et sur les stocks accumulés par les acheteurs asiatiques,  M. Kpeziwezou relativise.

"Le climat a fait que l’Afrique occidentale n’a pas eu une bonne qualité cette année. Dans le tropique nord, il a fait tellement chaud cette année que l’anacarde n’a pas bien marché. Or, la Tanzanie qui a une meilleure qualité a mis sur le marché, son stock de l’année passée et celui de cette année. C’est ça qui a fait que les acheteurs ont joué un peu sur le prix. Donc c’est d’ordre commerciale", démontre-t-il à agridigitale.

Du côté de la filière au Togo, il fait noter qu’un sérieux problème de la qualité se pose.

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"Les producteurs cueillent l’anacarde alors qu’en réalité, l’anacarde doit tomber de lui-même avant qu’on ne ramasse. C’est l’une des raisons qui font que la qualité togolaise n’est pas ce qui est demandée sur le marché international. Donc, il y a un travail à faire au niveau des producteurs", préconise-t-il.

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